AGRICULTURE- ETUDES ET ANALYSES- ALGÉRIE/IMPORTATIONS
CÉRÉALES 2026/ÉTUDE FAO
Dans une analyse publiée le 29 janvier dernier
(2026) , l’Organisation des Nations unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié ses prévisions concernant la
filière céréalière en Algérie pour la saison 2025-2026. Selon la FAO, l’Algérie
devrait importer 14,6 millions de tonnes de céréales durant la campagne
commerciale entre juillet 2025 et juin 2026.
« Les besoins d’importation
de céréales pour la campagne commerciale 2025/26 (juillet/juin) sont
provisoirement estimés à 14,6 millions de tonnes, soit environ 8 % au-dessus de
la moyenne des cinq dernières années, le blé représentant la part la plus
importante, principalement importé de la région de la mer Noire. Les
importations de maïs sont prévues à 5 millions de tonnes, soit environ 16 %
au-dessus de la moyenne, en raison de la forte demande en alimentation animale
liée à l’expansion du secteur avicole », indique l’organisation onusienne.
Entre juillet 2025 et mars 2026,
l’Algérie a procédé à plusieurs achats de céréales (blé tendre, blé dur et
orge) sur le marché international à travers l’Office algérien
interprofessionnel des céréales (OAIC). Les quantités achetées durant cette
période de près de huit mois s’élève à environ 5,1 millions de tonnes
majoritairement de blé tendre.
En juillet 2025, l’OAIC a acquis entre 1,05 et 1,08 million de
tonnes de blé tendre. En octobre de la même année, l’office public a acheté 600.000 tonnes de blé tendre.
Début novembre dernier, achat d’environ 400.000 tonnes de blé dur. A la
mi-novembre, acquisition de 150.000 à 170.000 et 50.000 tonnes
d’orge. Début décembre, achat entre 810.000 et 900.000 tonnes de blé tendre,
et à la fin du même mois, acquisition de 500.000 à 550.000 tonnes de blé dur.
Depuis le début de l’année 2026,
trois acquisitions de blé tendre ont été effectuées par l’OAIC, soit un volume
total d’environ 1,4 million de tonnes. Le pays a acheté 600.000 tonnes de blé tendre le 19 janvier, 600.000 tonnes le 26 février et 200.000 tonnes le 10 mars.
Concernant la production pour la
saison 2025-2026, la même source indique que des conditions météorologiques
contrastées ont affecté les semis des céréales d’hiver 2026. Il est précisé que
les semis des céréales d’hiver 2026 ont commencé à la mi-octobre 2025 et
achevés d’ici la fin janvier 2026. « La répartition des
précipitations à l’échelle nationale a été contrastée depuis le début de la
campagne. Dans les régions de l’ouest, des déficits pluviométriques jusqu’au
début novembre 2025 ont entraîné un certain retard dans les opérations de semis
et ont freiné l’implantation précoce des cultures. En revanche, dans les
principales provinces productrices de l’est, notamment Skikda, Constantine, des
précipitations supérieures à la moyenne ont offert des conditions favorables
aux semis et au développement initial des cultures », relève la FAO.
Pour la saison 2024-2025, la même
source note que les conditions météorologiques favorables ont amélioré la
production céréalière, estimé à 4,2 millions de tonnes, « un niveau
similaire à celui de l’année précédente et nettement supérieur à la production
affectée par la sécheresse en 2021. » « Bien que la campagne
2024/25 ait été marquée par des conditions sèches entre novembre 2024 et
février 2025, des précipitations suffisantes entre avril et mai dans les
principales zones de production ont permis de reconstituer les réserves en eau
des sols et de soutenir la reprise des rendements », explique l’organisation.
Cette production est constituée de 3 millions de tonnes de blé, 1,15 million
d’orge et 860 000 tonnes d’avoine.
Selon la FAO, « l’inflation
annuelle des prix alimentaires s’établissait à environ -3 % en novembre
2025 », suivant « une tendance à la baisse depuis mai 2025,
atteignant un niveau record de -7,6 % en septembre 2025. » « À
Alger, ce recul s’explique par la baisse des prix des pommes de terre, des
fruits frais ainsi que des viandes ovine et avicole », explique la même
source, avant de noter : « Toutefois, la perception de l’inflation
des prix des légumes et des fruits a de nouveau augmenté en janvier 2026, après
une hausse de 4 % des prix de l’essence, ce qui a entraîné une augmentation des
prix de détail en raison de la hausse des coûts de transport. »