SANTE- MALADIE- ENDOMÉTRIOSE (Complément)
De nos
jours, l’endométriose reste méconnue, voire taboue. Elle est d’autant plus
difficile à diagnostiquer et à prendre en charge qu’elle est parfois
asymptomatique, en plus d’être détectée tardivement.
C’est une maladie insidieuse qui
touche près d’une femme sur dix dans le monde. L’endométriose, maladie
gynécologique apparue dans les années 1920 est encore méconnue, mal
diagnostiquée et parfois ignorées par celles qui en souffrent.
Dans le cadre d’Octobre Rose (Octobre 2026) , le CCU des sciences médicales à Alger a organisé une
rencontre de sensibilisation sur l’endométriose, présentée par docteur Karima Hammamda. Observée et décrite pour la première fois par le
médecin autrichien Carl von Rokitansky, la maladie
n’est officiellement dénommée endométriose qu’en 1927 par le médecin américain
John A. Samson. De nos jours, l’endométriose reste méconnue, voire taboue. Elle
est d’autant plus difficile à diagnostiquer et à prendre en charge qu’elle est
parfois asymptomatique, en plus d’être détectée tardivement. En effet, Hammamda expliquait dans son intervention qu’il faut
compter une moyenne de 7 à 10 ans entre le début des premiers symptômes et le
diagnostic de la maladie.
Même si ses causes restent inconnues,
certains facteurs, selon Hammamda, pourraient
cependant déclencher la maladie tels que l’hérédité, les menstrues précoces,
abondantes ou longues et les cycles courts. Ses symptômes oscillent entre deux
extrêmes puisque certaines femmes ne ressentent aucune douleur ou gêne, et
découvrent la maladie au hasard d’une échographie ou d’une IRM. Pour d’autres
toutefois, les douleurs deviennent invalidantes et peuvent irradier jusqu’au
dos et aux jambes, en plus des troubles du sommeil et une fatigue intense.
En dépit de l’absence de traitement
médical pour guérir la maladie actuellement, certains soins sont proposés aux
femmes qui en sont atteintes. Dans un premier temps, le but du médecin sera de
calmer les douleurs avec des antalgiques associés à des anti-inflammatoires.
Ensuite, on proposera un traitement hormonal comme la pillule
contraceptive dont le rôle et « mettre au repos les ovaires », de réduire
la douleur et de freiner l’évolution de la maladie. Dans les cas les plus
graves, lorsque les traitements hormonaux sont inefficaces ou que
l’endométriose a provoqué des lésions profondes, la chirurgie peut soulager la
douleur, traiter les atteintes d’autres organes et optimiser la fertilité. Pour
ce dernier volet, docteur Hammamda indique que
l’autre solution qui s’offre à celles qui souffrent d’infertilité due à
l’endométriose peuvent se tourner vers la fécondation in vitro (FIV), qui
donnent de très bons résultats dans ce genre d’atteintes gynécologiques.
En Algérie, les hôpitaux publics
prennent mieux en charge le traitement de la maladie selon l’intervenante, car
ils ont acquis de l’expérience en traitant de nombreux cas d’endométriose. En
conséquence, le dépistage, le diagnostic, et surtout le volet chirurgical sont
menés de manière efficiente afin d’accompagner et de soulager les patientes. Ce
travail se fait en coordination avec plusieurs spécialistes ; des
gynécologues et chirurgiens gynécologues, radiologues et échographistes.