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Endométriose (complément)

Date de création: 11-10-2026 19:43
Dernière mise à jour: 11-10-2026 19:43
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SANTE- MALADIE- ENDOMÉTRIOSE (Complément)

 De nos jours, l’endométriose reste méconnue, voire taboue. Elle est d’autant plus difficile à diagnostiquer et à prendre en charge qu’elle est parfois asymptomatique, en plus d’être détectée tardivement.

 C’est une maladie insidieuse qui touche près d’une femme sur dix dans le monde. L’endométriose, maladie gynécologique apparue dans les années 1920 est encore méconnue, mal diagnostiquée et parfois ignorées par celles qui en souffrent.

Dans le cadre d’Octobre Rose (Octobre 2026) , le CCU des sciences médicales à Alger a organisé une rencontre de sensibilisation sur l’endométriose, présentée par docteur Karima Hammamda. Observée et décrite pour la première fois par le médecin autrichien Carl von Rokitansky, la maladie n’est officiellement dénommée endométriose qu’en 1927 par le médecin américain John A. Samson. De nos jours, l’endométriose reste méconnue, voire taboue. Elle est d’autant plus difficile à diagnostiquer et à prendre en charge qu’elle est parfois asymptomatique, en plus d’être détectée tardivement. En effet, Hammamda expliquait dans son intervention qu’il faut compter une moyenne de 7 à 10 ans entre le début des premiers symptômes et le diagnostic de la maladie.

Même si ses causes restent inconnues, certains facteurs, selon Hammamda, pourraient cependant déclencher la maladie tels que l’hérédité, les menstrues précoces, abondantes ou longues et les cycles courts. Ses symptômes oscillent entre deux extrêmes puisque certaines femmes ne ressentent aucune douleur ou gêne, et découvrent la maladie au hasard d’une échographie ou d’une IRM. Pour d’autres toutefois, les douleurs deviennent invalidantes et peuvent irradier jusqu’au dos et aux jambes, en plus des troubles du sommeil et une fatigue intense.

En dépit de l’absence de traitement médical pour guérir la maladie actuellement, certains soins sont proposés aux femmes qui en sont atteintes. Dans un premier temps, le but du médecin sera de calmer les douleurs avec des antalgiques associés à des anti-inflammatoires. Ensuite, on proposera un traitement hormonal comme la pillule contraceptive dont le rôle et « mettre au repos les ovaires », de réduire la douleur et de freiner l’évolution de la maladie. Dans les cas les plus graves, lorsque les traitements hormonaux sont inefficaces ou que l’endométriose a provoqué des lésions profondes, la chirurgie peut soulager la douleur, traiter les atteintes d’autres organes et optimiser la fertilité. Pour ce dernier volet, docteur Hammamda indique que l’autre solution qui s’offre à celles qui souffrent d’infertilité due à l’endométriose peuvent se tourner vers la fécondation in vitro (FIV), qui donnent de très bons résultats dans ce genre d’atteintes gynécologiques.

En Algérie, les hôpitaux publics prennent mieux en charge le traitement de la maladie selon l’intervenante, car ils ont acquis de l’expérience en traitant de nombreux cas d’endométriose. En conséquence, le dépistage, le diagnostic, et surtout le volet chirurgical sont menés de manière efficiente afin d’accompagner et de soulager les patientes. Ce travail se fait en coordination avec plusieurs spécialistes ; des gynécologues et chirurgiens gynécologues, radiologues et échographistes.