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Finances/Paiement éclectronique 2026

Date de création: 07-10-2026 13:19
Dernière mise à jour: 07-10-2026 13:19
Lu: 27 fois


 

 

 

FINANCES- ORGANISATION- FINANCES/PAIEMENT ÉLECTRONIQUE 2026

Le paiement électronique poursuit sa progression en Algérie. Entre décembre 2025 et août 2026, le nombre de cartes de paiement, de terminaux de paiement électronique (TPE) et de plateformes de commerce en ligne a augmenté, selon les données présentées jeudi 1er octobre 2026 par le Groupement d’intérêt économique de la monétique (GIE Monétique).

Intervenant sur les ondes de la Chaîne 2 de la Radio nationale, le représentant du GIE Monétique, Aboubakr Belloul, a présenté plusieurs chiffres sur l’évolution de la monétique durant cette période.

À fin août 2026, le nombre de cartes de paiement en circulation en Algérie s’élevait à environ 23 millions. Ce chiffre représente une progression de plus de 8 % par rapport à décembre 2025.

Algérie Poste concentre la plus grande partie de ces cartes avec quelque 19 millions de cartes Edahabia. Les banques disposent, pour leur part, de plus de 4 millions de cartes interbancaires CIB.

A. Belloul a souligné que plus de 62% de ces cartes sont actives (utilisées par les personnes détentrices). Il a ajouté qu’actuellement, la majorité des transactions effectuées sont des retraits d’argent au niveau des DAB (distributeurs automatiques de billets).

Cependant, ces dernières années, a-t-il relevé, un changement de comportement a été observé, puisque les personnes commencent à faire des paiements électroniques. Avant, 90% des transactions effectuées étaient des retraits d’argent contre seulement 10% de transactions de paiement, a-t-il expliqué, faisant savoir qu’actuellement, la tendance commence à changer et les transactions de paiement dépassent les 20%.

Le réseau de paiement électronique s’est également développé au niveau des commerces. Le nombre de terminaux de paiement électronique est passé de 78 000 en décembre 2025 à 126 000 en août 2026, soit une augmentation de plus de 60%.

Cette évolution s’est accompagnée d’une hausse de l’utilisation des TPE. Sur la même période, le montant des opérations effectuées à travers ces terminaux a progressé de 165 %.

Cette progression intervient alors que les commerçants et les prestataires de services disposent d’un nombre croissant d’équipements permettant aux clients de régler leurs achats par carte.

Le commerce électronique a également enregistré une augmentation du nombre d’acteurs agréés. Le nombre de web-marchands en activité est passé de 644 en décembre 2025 à 1 034 en août 2026, soit une progression de 68 %.

Les services proposés en ligne concernent notamment la billetterie, le paiement des factures d’énergie, l’assurance et certains services liés à la grande distribution.

Pour l’ensemble de l’année 2026, le GIE Monétique prévoit par ailleurs une hausse de 200 % des montants des transactions réalisées en ligne par rapport à 2025.

 

Interrogé sur ce qui freine l’adoption des paiements électroniques par les commerçants et les consommateurs, 2. Belloul a cité la réticence au changement, la méfiance envers ce type de paiement et la sécurité des transactions électroniques.

« Quand on parle sur le côté théorique, l’être humain de nature a peur du changement et c’est le cas dans le monde entier », a-t-il dit. Quant à la réalité en Algérie, il a indique que GIE Monétique a mené des enquêtes auprès des consommateurs et des commerçants afin de identifier les freins à l’adoption des paiements électroniques.

« Du côté des consommateurs, il y a cette histoire de sécurité qui revient tout le temps. Le consommateur n’a pas confiance pour faire les paiements électroniques », a-t-il indiqué. « Du côté des commerçants, il y a cette histoire de sécurité mais aussi d’autres facteurs qui sont soulevés, notamment le virement instantané de l’argent. Le commerçant a la notification que le virement a été effectué mais il n’a pas encore reçu l’argent sur son compte », a-t-il expliqué, en ajoutant qu’« actuellement, le commerçant reçoit son argent à J+2 maximum (en deux jours maximum, ndlr) et il a la garantie d’être payé. »

Parmi ces freins, A. Belloul a également cité traçabilité et la transparence des transactions. « Le commerçant ne veut pas de la traçabilité et de la transparence. Avec le paiement électronique, on a la trace de toutes les transactions effectuées durant la journée, le mois et l’année », a-t-il dit.