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Fibrose pulmonaire idiopathique

Date de création: 17-09-2026 14:39
Dernière mise à jour: 17-09-2026 14:39
Lu: 57 fois


SANTE- MALADIE- FIBROSE PULMONAIRE IDIOPATHIQUE (FPI)

 

Un essoufflement qui s’installe progressivement, une toux sèche persistante ou une fatigue inhabituelle ne doivent pas être systématiquement mis sur le compte de l’âge ou du manque d’activité physique. Ces signes peuvent être les premières manifestations d’une fibrose pulmonaire idiopathique (FPI), maladie respiratoire rare, chronique et évolutive, dont le diagnostic demeure souvent tardif. C’est le message mis en avant par la secrétaire générale de la Société algérienne de pneumologie, lors d’un atelier organisé, mardi 15 septembre 2026, à Alger, par Boehringer Ingelheim Algérie, au profit des journalistes. La rencontre a permis d’échanger autour de cette maladie pulmonaire rare et grave, de ses symptômes, des difficultés liées à son diagnostic et des moyens actuels de prise en charge. La fibrose pulmonaire idiopathique touche principalement les hommes de plus de 60 ans, même si elle peut apparaître plus tôt, notamment dans certaines formes familiales. Elle se manifeste généralement par un essoufflement à l’effort, une toux sèche et une fatigue inhabituelle. Le problème est que ces symptômes sont souvent banalisés. «Le patient peut penser que c’est l’âge, une prise de poids ou un manque d’activité physique», a expliqué la Pr Rachida Khellafi, qui a insisté sur l’importance de reconnaître les premiers signes de la maladie, ajoutant que la toux peut être attribuée au tabac. La FPI est une maladie chronique et progressive qui rigidifie progressivement le poumon et perturbe les échanges d’oxygène. Son diagnostic reste complexe, ses symptômes pouvant être confondus avec ceux d’autres affections respiratoires ou cardiaques. Le scanner thoracique et les explorations fonctionnelles respiratoires sont essentiels au bilan, avec, dans les cas complexes, l’avis concerté de plusieurs spécialistes. «Le diagnostic de la fibrose pulmonaire idiopathique peut être difficile et parfois retardé. C’est pour cela qu’il faut y penser et sensibiliser la population au moindre signe», souligne encore la spécialiste, chef du service pneumo-phtisiologie B au CHU Béni Messous (Alger). Pour cette dernière, le réflexe doit être simple face à un essoufflement qui persiste ou s’aggrave. «Si, finalement, il n’y a rien, tant mieux. Mais s’il existe une maladie débutante, la diagnostiquer tôt permet de mieux la prendre en charge», a-t-elle noté. S’agissant de la prise en charge de la maladie, le Pr Khellafi dit qu’une fois la FPI diagnostiquée, des traitements antifibrosants sont disponibles et utilisés en Algérie, pour ralentir son évolution. Un suivi régulier permet de surveiller la fonction respiratoire et les symptômes. La réadaptation respiratoire et la vaccination contre la grippe et le pneumocoque complètent cette prise en charge. Dans les formes avancées, une oxygénothérapie peut être proposée et, dans les cas les plus sévères, une transplantation pulmonaire envisagée. Pour le médecin, il est aussi essentiel de prendre en compte la qualité de vie du patient. «Il faut dire la vérité au patient», estime-t-elle, tout en l’accompagnant face à une maladie évolutive. La prise en charge vise à réduire les symptômes, à préserver l’autonomie et à retarder autant que possible l’installation du handicap. «Ce n’est pas parce qu’il est essoufflé qu’il doit devenir sédentaire», rappelle-t-elle.