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Omar Guendouz (Comédien)

Date de création: 05-09-2026 19:44
Dernière mise à jour: 05-09-2026 19:44
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CULTURE- THÉÂTRE- OMAR GUENDOUZ (COMÉDIEN)

Le rideau est tombé une dernière fois le 1er septembre 2021, à Blida, sur l'une des figures les plus attachantes du théâtre et de l'écran algériens. Omar Guendouz s'est éteint à l'âge de 70 ans, laissant derrière lui plus d'un demisiècle de métier, de rôles marqués et de générations de spectateurs conquis par sa présence. Tout commence au Conservatoire central d'Alger de Musique, d'Art dramatique et de Danse classique, où le jeune Omar Guendouz apprend les rudiments du théâtre et de la musique. Cette double formation, rare et exigeante, façonnera un comédien complet, capable de passer avec la même aisance du drame à la comédie, de la scène au petit écran. C'est au théâtre qu'il taille ses lettres de noblesse. Il s'impose dans deux pièces emblématiques de Slimane Benaïssa, «Babor Ghraq» (Un bateau a coulé) et «Boualem zid el goudam» (Boualem va de l'avant), des œuvres qui ont marqué durablement le répertoire théâtral algérien contemporain. Sa collaboration avec Djamel Guermi, notamment dans «Ya chari dala» (À qui le tour ?), confirme sa stature d'interprète capable de porter des textes exigeants et de dialoguer avec les plus grands metteurs en scène de son époque. La télévision algérienne lui doit également quelques-uns de ses rôles les plus populaires. Aux côtés de Nawel Zaâtar dans «Zawjan fi hayra», puis de Farida Saboundji dans «Diaf bla 'Arda», Omar Guendouz s'invite dans le quotidien des foyers algériens, incarnant des personnages dans lesquels le public se reconnaît. Au cinéma, sa participation au film «El Khourdadji», aux côtés de Nadia Talbi, illustre la polyvalence d'un artiste tout aussi à l'aise devant la caméra que sur les planches. Ce qui frappe dans son parcours, c'est la constance : plus de cinq décennies passées au service du théâtre, du cinéma et de la télévision, aux côtés des plus grands noms de la scène artistique algérienne. Ce compagnonnage de longue haleine avec les plus grands acteurs et réalisateurs du pays témoigne d'une carrière bâtie sur la rigueur, la fidélité au métier et un talent reconnu par ses pairs. Loin des projecteurs des grandes célébrités, Omar Guendouz appartenait à cette catégorie d'artistes de l'ombre, de ceux qui font vivre le théâtre et l'audiovisuel algériens sans toujours en recueillir la reconnaissance médiatique qu'ils méritent. Sa disparition rappelle combien ces comédiens de métier, formés dans la tradition du Conservatoire, ont contribué à façonner l'identité artistique du pays. Avec lui s'éteint une part de la mémoire vivante du théâtre algérien.