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Algérie 2025/ Bilan Care et perspectives

Date de création: 01-06-2026 21:18
Dernière mise à jour: 01-06-2026 21:18
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ECONOMIE- ETUDES ET ANALYSES- ALGERIE 2025/BILAN CARE ET PERSPECTVES

©Synthèse presse, 26 mai 2026

Portée par une croissance soutenue hors hydrocarbures, une inflation en net recul et une transformation numérique accélérée, l’Algérie aborde 2026 avec des fondamentaux économiques solides et l’ambition affirmée de diversifier durablement son modèle de développement. 

L’ économie algérienne aborde 2026 avec une vitalité qui surprend les observateurs les plus prudents. Portée par des secteurs productifs en plein essor, une inflation maîtrisée et une dette extérieure quasi inexistante, l’Algérie affiche les signes d’une économie qui se réinvente. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec un PIB nominal de 285,7 milliards de dollars et une croissance estimée à 3,3 % en 2025 par la Banque mondiale, l’Algérie confirme sa trajectoire ascendante dans un contexte régional encore marqué par les incertitudes. Mais ce qui retient davantage l’attention des économistes, c’est la performance remarquable des secteurs hors hydrocarbures, en progression de +5,4 %, avec l’industrie à+6,4 % et le commerce à +6,7 %. L’inflation, quant à elle, a été ramenée à environ 2 % en 2025, après avoir frôlé les 9,3 % en 2023. Une décélération spectaculaire qui redonne du souffle au pouvoir d’achat des ménages et restaure la confiance dans la stabilité des prix. Derrière les grands agrégats macroéconomiques se joue une transformation plus discrète, mais tout aussi déterminante : la montée en puissance du numérique. L’Algérie compte désormais 55,6 millions de connexions mobiles, et une explosion des paiements électroniques qui ont bondi de +46 % en 2025, une progression qui témoigne d’un changement profond des habitudes et d’une modernisation accélérée de l’économie. Le déploiement de la 5G ouvre des perspectives inédites pour l’industrie, la logistique et les services, tandis que l’écosystème startup algérien gagne en maturité et en attractivité. Le numérique, encore modestement représenté dans le PIB, est appelé à devenir l’un des principaux moteurs de la création de valeur locale dans les années à venir. Ce qui distingue fondamentalement l’Algérie de nombreuses économies émergentes, c’est la solidité de sa position extérieure. Avec une dette extérieure inférieure à 1,3 % du PIB, le pays dispose d’une marge de manœuvre rare sur la scène internationale. Les réserves de change, à 47 milliards de dollars, continuent d’assurer un rôle d’amortisseur face aux chocs externes et garantissent la stabilité du cadre macroéconomique à court terme. À cela s’ajoutent des ressources naturelles d’une richesse exceptionnelle, des hydrocarbures qui financent encore la transition, mais aussi un potentiel minier colossal, incarné par le gisement de Gara Djebilet, promis à devenir l’un des plus grands sites de fer au monde. Trois leviers sont identifiés comme décisifs. D’abord, la consolidation fiscale, qui pourrait dégager jusqu’à +7,2 % du PIB supplémentaires sur cinq ans grâce à une réforme intelligente des subventions et un élargissement de l’assiette fiscale. Ensuite, la diversification productive, avec le développement des exportations hors hydrocarbures et l’accélération industrielle. Enfin, le numérique et l’investissement privé, appelés à prendre le relais de la dépense publique comme moteurs de croissance. À ces trois piliers s’ajoute un quatrième, incontournable : la transition verte.