Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Récit Djaouida Ibnou Zekri - "En remontant la rue Didouche"

Date de création: 08-05-2026 18:31
Dernière mise à jour: 08-05-2026 18:31
Lu: 174 fois


POPULATION- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RÉCIT DJAOUIDA IBNOU ZEKRI- « EN REMONTANT LA RUE DIDOUCHE »

En remontant la rue Didouche. Récit de Djaouida Ibnou-Zekri.Casbah Editions, Alger 2025, 124 pages, 1 200 dinars

Voilà un  ouvrage qui  explore les mémoires personnelles et collectives à travers les trajets d'une vie marquée par l'histoire et la migration. Un  récit qui mêle identité, appartenance et résilience .Un récit  qui  offre une perspective intime sur les dynamiques sociales et culturelles en Algérie...... et en France. Avec une  écriture riche en nuances, plaçant l’individu au cœur de la narration.

Donc, la mémoire, l’identité et l’expérience migratoire sont racontées à travers un regard autobiographique.On retrouve notamment le souvenir et la reconstitution de soi .On  remonte  dans le temps, où le passé (personnel et familial) revient par fragments et donne du sens au présent .Il y a,  aussi, l’identité et l’appartenance , le récit interrogeant  ce que signifie “être de quelque part”, et comment se fabrique une identité entre plusieurs appartenances .Il y ensuite la migration et le passage d’un monde à l’autre , la trajectoire de la narratrice mettant en scène l’éloignement, la découverte d’un nouvel espace (Alger et  Nice), et les effets intimes de ce déplacement .Enfin, on a l’histoire vécue au ras du quotidien ,  le roman reliant l’intime au collectif, montrant comment les grandes réalités sociales et historiques s’inscrivent dans la vie et dans la langue des personnages .

Extrait d’une analyse de presse de l’ouvrage : « Poignant et émouvant, ce récit se lit avec une grande fluidité et beaucoup d'émotions. L’autrice fait activer sa mémoire sensitive comme la madeleine de Marcel Proust dans l'œuvre Du côté de chez Swann. Alger et une de ses principales rues, en l’occurrence Didouche-Mourad, d'où elle est native, l'a suggérée, elle se remémore un pan de sa vie. Sa rue bien-aimée a été le déclencheur de tous ses petits instantanés de vie qui remontent et qu'elle revisite dans sa mémoire.
Le passé exhumé et vivifié est décrit avec des mots simples et complaisants »

L’Auteure :Née à Alger, titulaire d’une licence de lettres modernes (Faculté d’Alger) , elle poursuit ses études universitaires à Nice puis à Paris où elle vit depuis 1991.Premier roman

Père médecin et grand-père , professeur de droit musulman

Table des matières :42 textes

Extraits : « Le plus délicieux dans un pique-nique, c’est que l’on peut se servir de tout et dans l’ordre que l’on veut.Les adultes s’installent, nous, non, on court dans tous les sens, jusqu’à ce qu’on nous appelle » (p 22), « Je suis persuadée que la chaleur torride s’empare des esprits faibles et des corps fragiles et que c’est pour cela que les fous envahisent la ville » (p76)

Avis :Recueil de nouvelles (« Qui s’étire à en perdre le souffle »)? Roman ?  Fragments de vie ? De tout un peu et un peu de tout.Aucune ligne directrice, mais un récit plein d’amour et de nostalgie pour la famille, pour le pays, pour Alger, pour la rue Didouche Mourad.....le tout dans une ambiance familiale

Citations : « La peur du manque est souvent plus perturbante que le manque lui-même »  (p 38), « Je crois qu’une des explications de ma méconnaissance de mon pays vient de la puissance du mythe.La force du récit de mon père était telle que notre imaginaire finissait par prendre le pas sur la réalité » (p 41), « Pour moi la Casbah, c’était Pompéi, un monde recouvert des cendres de la Révolution » (p 101)