SOCIETE- ETUDES ET ANALYSES- MONDE/ BONHEUR 2026
Alors que les Nations Unies célèbrent la Journée
internationale du bonheur, l’édition 2026 du World Happiness
Report livre ses conclusions. Dans un paysage mondial marqué par les mutations
numériques, l’Algérie se distingue par une stabilité remarquable, se hissant à
la 83e place mondiale.
Le Rapport Mondial sur le Bonheur 2026 vient de
paraître, dressant un nouvel état des lieux du bien-être international à partir
des données collectées entre 2023 et 2025.
Pour établir ce palmarès, l’ONU s’appuie
sur les sondages Gallup et passe au crible six piliers fondamentaux : la
richesse économique (PIB), la solidarité sociale, la santé, la liberté
individuelle, la générosité citoyenne et l’intégrité des institutions.
Le sommet du classement 2026 confirme une nouvelle
fois la suprématie du modèle scandinave. La Finlande conserve sa
première place mondiale pour la neuvième année consécutive, suivie de près
par l’Islande et le Danemark. Ces nations tirent leur force d’un
filet de sécurité sociale inégalé, d’une
confiance institutionnelle profonde et d’un équilibre de vie exemplaire.
Par ailleurs, la grande surprise de cette édition est
l’ascension du Costa Rica, qui se hisse au 4e rang mondial. En devenant le
premier pays hors OCDE à atteindre un tel niveau, il bouscule les idées reçues
en prouvant que le bien-être collectif ne dépend pas uniquement d’une richesse
économique massive (PIB), mais d’un modèle social orienté vers la liberté et la
protection de l’environnement.
Le reste du Top 10 est
complété par des nations européennes et du Moyen-Orient, telles que la
Suède (5e), la Norvège (6e) et les Pays-Bas
(7e). Malgré des contextes parfois complexes, ces pays maintiennent des scores
élevés grâce à une gestion rigoureuse des ressources et une stabilité politique
durable. Des pays comme le Luxembourg (9e) et la Suisse (10e) ferment
la marche, illustrant l’importance cruciale de la sécurité matérielle et
économique.
L’île Maurice (73e mondial – 5.939) conserve sa
place de numéro un africain grâce à une stabilité démocratique et une économie
dynamique. Elle devance la Libye (81e – 5.731)
et l’Algérie (83e – 5.714), qui tirent profit d’un bon accès aux soins.
Dans la même région, le Maroc (112e – 4.646) et la
Tunisie (105e – 4.798) affichent des scores plus modérés, illustrant un
équilibre fragile entre développement économique et aspirations sociales.
La Côte d’Ivoire (98e – 5.148) s’impose comme
l’une des plus fortes progressions du continent, portée par une croissance
économique soutenue. À l’inverse, l’Afrique du Sud (101e – 5.009),
malgré un PIB par habitant élevé, voit son score global pénalisé par des défis
persistants tels que les inégalités sociales, la corruption et un sentiment de
liberté de choix plus restreint que chez ses voisins du Nord.
En bas de tableau, des pays comme le
Malawi (145e – 3.284) et la Sierra Leone (146e – 3.251)
souffrent lourdement d’un faible niveau de richesse et de carences sanitaires.
Ce classement se clôture avec le Zimbabwe (144e – 3.346) et la
RD Congo (140e – 3.761).