ECONOMIE- ETUDES ET ANALYSES-
SYSTÈME ALIMENTAIRE /RÉSILIENCE/ CLASSEMENT « ECONOMIST IMPACT » 2026
Dans ce classement qui évalue
60 pays à travers le monde, l’Algérie occupe la 32e place mondiale avec un
score de 64,66 points. Elle se positionne ainsi comme le système
alimentaire le plus solide du continent africain. L’Algérie arrive en tête à
l’échelle continentale devant l’Afrique du Sud, classée 38e au niveau mondial
avec 62,65 points, et l’Égypte, 39e avec 62,18 points. Ces trois pays sont les
seuls du continent à atteindre un niveau de résilience considéré comme
relativement satisfaisant, avec des scores compris entre 60 et 70 points. En
obtenant un tel classement, l’Algérie fait preuve de performance de sa
politique adoptée, avançant à pas sûrs vers la concrétisation de la sécurité
alimentaire. Dans le monde arabe, elle se classe à la troisième place, derrière
le Qatar et l’Arabie saoudite. Réalisé par des experts et professeurs issus de
prestigieuses universités, dont Johns Hopkins University
aux ÉtatsUnis, ce classement met en évidence la
capacité du pays à garantir à sa Photo : Slimene S.A
niveau mondial, le Portugal arrive en tête avec 76,83 points, grâce à une
agriculture diversifiée, une forte intégration des marchés et des politiques
publiques favorisant l’accès à une alimentation saine. population
un accès relativement stable à une alimentation suffisante et abordable. Il
s’agit d’un enjeu stratégique majeur dans un contexte mondial marqué par les
crises climatiques, économiques et géopolitiques. L’indice RFSI repose sur 71
indicateurs quantitatifs et qualitatifs issus de sources internationales
reconnues, notamment la Banque mondiale, l’Organisation des Nations unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) et le World Resources Institute. Au À
l’inverse, les systèmes alimentaires les plus vulnérables se concentrent
principalement en Afrique subsaharienne. Le rapport met également en évidence
un écart mondial important de résilience, atteignant plus de 40 points entre
les systèmes les plus robustes et les plus fragiles. Au-delà du constat dressé
par ce think tank britannique, cette résilience du
système alimentaire algérien est la résultante des efforts considérables
consentis par l’Etat ces six dernières années.