ENERGIE - ELECTRICITÉ- ENERGIE ELECTRIQUE ALGERIE
2025
La demande d’électricité en Algérie devrait
augmenter à un rythme annuel moyen de 4,5 % jusqu’en 2030, portée par
la croissance économique, l’expansion démographique et l’augmentation
des besoins en climatisation face aux vagues de chaleur de
plus en plus intenses.Selon
un rapport récent de l’Agence internationale de l’énergie (AIE/février 2026)),
la consommation électrique du pays a progressé de 5,4 % en 2025 par
rapport à l’année précédente. Le 23 juillet 2025, l’Algérie a enregistré un pic
historique de consommation atteignant 20,628 gigawatts, dans un contexte de
fortes chaleurs ayant fortement stimulé la demande.
La demande croissante en électricité en Algérie
représente un défi majeur pour le pays. Avec une augmentation annuelle moyenne
prévue de 4,5 % jusqu’en 2030, il est impératif d’anticiper et de gérer cette
hausse. Cette croissance est alimentée par divers facteurs, notamment l’essor
économique, l’augmentation de la population et la nécessité accrue de
climatisation en raison des canicules de plus en plus fréquentes.Le rapport de
l’AIE souligne une augmentation de 5,4 % de la consommation électrique en
2025 par rapport à l’année précédente, culminant avec un pic historique de
20,628 gigawatts le 23 juillet 2025. Cette situation met en évidence la pression
sur le réseau électrique national et la nécessité d’investissements stratégiques.La production
annuelle d’électricité avoisine actuellement les 100 térawattheures, pour
une capacité installée de 27,33 gigawatts. Cette capacité a permis
au réseau national de franchir le seuil des 20 gigawatts durant l’été
dernier, tout en maintenant les exportations vers la Tunisie.
En 2025, les exportations d’électricité ont atteint
environ 3,1 térawattheures, représentant près de 14 % de l’approvisionnement
total. Toutefois, le mix électrique demeure quasi exclusivement
dépendant du gaz naturel, qui assure près de 99 % de la production
nationale. Cependant, la nécessité de diversifier le mix énergétique reste
cruciale pour réduire la vulnérabilité aux fluctuations des prix du gaz et pour
s’orienter vers une production plus durable.Afin
de répondre à la hausse continue de la demande, les autorités prévoient
un investissement de l’ordre de 1,2 milliard de dollars destiné à
améliorer l’efficacité du réseau national et à mettre en service de
nouvelles centrales électriques. L’objectif est de garantir l’équilibre
entre la consommation locale croissante et les engagements d’exportation
de gaz.Ces investissements
visent à moderniser l’infrastructure électrique, à réduire les pertes en ligne
et à augmenter la capacité de production. La mise en service de nouvelles
centrales, tout en continuant à utiliser le gaz naturel, permettra de répondre
à la demande croissante tout en explorant des alternatives plus durables.
Dans le domaine des énergies renouvelables, l’AIE
anticipe une progression limitée de la part du solaire dans
le mix électrique, passant d’environ 1 % en 2025 à un peu plus de 2 % à
l’horizon 2030, en raison notamment de retards dans l’exécution de
certains appels d’offres.Néanmoins,
les importations de panneaux solaires ont connu une forte
accélération en 2025, étant multipliées par près de six pour atteindre 2,1
gigawatts, avec un pic de 700 mégawatts au quatrième trimestre. Cette dynamique
traduit l’entrée progressive du programme national des énergies
renouvelables dans une phase opérationnelle.Bien
que la part du solaire dans le mix électrique algérien soit encore limitée,
l’augmentation significative des importations de panneaux solaires en 2025
témoigne d’un intérêt croissant pour cette source d’énergie renouvelable. Le
programme national des énergies renouvelables est en train de se concrétiser,
malgré les retards rencontrés dans l’exécution des appels d’offres.
L’AIE prévoit une
augmentation modeste de la part du solaire, passant de 1 % en 2025 à un peu
plus de 2 % en 2030. Pour accélérer cette transition, il est essentiel de lever
les obstacles administratifs et de favoriser les investissements dans les
infrastructures solaires.L’évolution
actuelle reflète les pressions croissantes qui s’exercent sur
le secteur électrique national. Si le gaz naturel demeure la
colonne vertébrale de la production, l’énergie solaire commence à
s’installer progressivement dans le paysage énergétique, bien que son rôle
reste encore limité à court et moyen terme.À
l’horizon 2030, l’enjeu pour l’Algérie consistera à concilier sécurité
d’approvisionnement, maîtrise des pics
estivaux et diversification du mix énergétique, dans un contexte
climatique et économique de plus en plus exigeant.L’Algérie
est à la croisée des chemins en matière de politique énergétique. Il est
crucial de trouver un équilibre entre la sécurité de l’approvisionnement, la
gestion des pics de consommation estivale et la diversification du mix
énergétique. Le développement des énergies renouvelables, en particulier le
solaire, jouera un rôle clé dans la réalisation de ces objectifs.