ENERGIE-
INFOS’ DIVERSES- ENERGIE/INFOS’ DIVERSES 2025(I/II)
-Selon
les experts, l’Algérie
détient près de 20 % des réserves mondiales de « terres rares »,
une richesse qui suscite l’intérêt des grandes puissances industrielles, à
commencer par le Japon, leader mondial en technologies électroniques
-Selon
les données fournies par les autorités énergétiques espagnoles, l’Algérie a
clôturé l’année 2024 en tant que principal fournisseur de gaz naturel à
l’Espagne, avec 38,5 % du total des importations du pays. Un chiffre qui place
l’Algérie loin devant la Russie, dont les exportations vers l’Espagne restent
stables, proches des niveaux de 2023.Par ailleurs, la demande de gaz algérien
en Europe a atteint des niveaux records. Ainsi, les perspectives pour 2025
sont positives, notamment dans le contexte de la crise énergétique actuelle.
Avec des prix du gaz en plein essor et une production nationale en forte
augmentation, l’Algérie entend bien jouer un rôle majeur sur le marché européen.Selon les données
publiées par le média « Europa Press »,
en 2024, l’Algérie a non seulement maintenu, mais aussi renforcé sa présence
sur le marché espagnol, atteignant 38,5 % du total des importations
espagnoles. Ainsi, l’Espagne souligne le rôle central de l’Algérie dans le
marché énergétique européen. Notamment grâce à ses infrastructures gazières
stratégiques, comme les gazoducs Medgaz et GME
(Gazoduc Maghreb-Europe). A noter que l’Algérie
produit plus de 104 milliards de m³ de gaz
par an, avec une capacité de liquéfaction de 30
millions de tonnes, suffisamment pour répondre à la demande
européenne accrue ;
-La consommation mondiale de gaz naturel a atteint un
record historique en 2024, et l'appétit pour le gaz devrait encore grandir en
2025, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié ce mardi.
Le monde a consommé 115 milliards de m3 de gaz naturel
(d'origine fossile) de plus qu'en 2023, une hausse de 2,8% bien au-dessus du
taux de croissance moyen de 2% des années 2010 à 2020, a indiqué l'AIE sur la
base de données préliminaires dans son rapport trimestriel sur le marché du
gaz.
En octobre, l'AIE avait évalué la consommation
mondiale de gaz à 4.200 milliards de m3 pour 2024. Selon les premières
estimations, le gaz a couvert "environ 40% de l'augmentation de la demande
énergétique mondiale", une part supérieure à tout autre combustible, indique
l'AIE, l'agence de l'énergie de l'OCDE basée à Paris.
Le gaz "continue de remplacer le pétrole et les
produits pétroliers dans divers secteurs", tels que le transport routier
longue distance et le secteur de la production électrique. La combustion du gaz
entraîne moins de rejets de CO2 que celles du charbon et du pétrole.
La demande de gaz devrait encore "augmenter en
2025, principalement grâce à la croissance rapide des marchés asiatiques",
explique l'AIE qui souligne que "dans le même temps, l'équilibre gazier
mondial reste fragile, l'offre demeurant serrée et les tensions géopolitiques
continuant d'alimenter la volatilité des prix".
L'AIE relève également que si
l'arrêt du transit du gaz russe par l'Ukraine le 1er janvier 2025 "ne
devrait pas constituer un risque imminent pour la sécurité de
l'approvisionnement de l'Union européenne, il pourrait accroître les besoins
d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) de l'UE et resserrer les
fondamentaux du marché cette année".
Ce gaz sous forme liquide acheminé via des navires
méthaniers est très convoité en Asie ainsi qu'en Europe, qui a dû compenser
depuis le début de la crise en Ukraine en 2022, le manque de gaz russe,
historiquement acheminé vers l'Ouest dans des gazoducs terrestres. Les
importations européennes de GNL ont toutefois reculé de 18% en 2024.
Les Etats-Unis conservent leur place de premier
fournisseur pour l'Europe, malgré une baisse de la demande de 18%, suivis de la
Russie dont les apports de ce gaz liquide vers l'Europe, principalement acheminés
depuis le méga-champ sibérien de Yamal LNG, ont au
contraire augmenté de 17%.
La Belgique, la France et l'Espagne représentaient
pour 85% des importations totales de GNL de l'Europe en provenance de Russie en
2024.
-Le raffinage des produits
pétroliers n’est pas le point fort de l’Afrique. Seul un quart des ressources
africaines en pétrole brut est raffiné et transformé en produits pétroliers,
indique un récent rapport de la Commission africaine de l’énergie (Afrec), agence spécialisée dans l’énergie de l’Union
africaine (UA), chargée de développer le secteur énergétique africain. La
capacité de raffinage de l’Afrique a toutefois progressé jusqu’en 2010 avant de
se stabiliser à environ 3 350 milliers de barils par jour, soit environ 191 Mt
par an, en 2018. D’un point de vue régional, l’Afrique du Nord détient la
majorité (57%) de la capacité totale de raffinage, suivie par l’Afrique de
l’Ouest (18%) et l’Afrique australe (17%). L’Afrique centrale et l’Afrique de
l’Est ont toutes deux une capacité de raffinage limitée. L’Algérie, l’Égypte et
l’Afrique du Sud ont des taux d’utilisation proches de la moyenne mondiale.
- SELON
UN RAPPORT de l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis (février
2025), l’Algérie est considérée comme l’un des plus grands exportateurs
mondiaux de gaz liquéfié. Le rapport, qui met en exergue des données précises
au sujet des productions et des exportations de GNL dans le monde, situe
l’Algérie dans le top 5 des grands pays arabes producteurs et exportateurs de
gaz dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). L’Algérie figure
ainsi parmi les cinq grands pays qui ont fourni un tiers des exportations
mondiales de gaz liquéfié en 2022. Selon les récentes données de ce rapport, au
cours de la décennie qui vient de s’écouler, l’Algérie a exporté entre 1,3 à
1,7 milliard de pieds cubes par jour de gaz naturel liquéfié dans différentes
régions du monde. De ce fait, avec des réserves totales estimées à environ 4
500 km3, le rapport positionne l’Algérie au 11e rang mondial parmi les 20
grands pays au monde possédant les plus grandes réserves de gaz naturel en
2021.
- Plus de 11 billions de dollars d'investissement sont
nécessaires, d'ici 2050, pour assurer l'approvisionnement mondial en gaz, a
indiqué le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) dans son 9ème rapport
annuel, réaffirmant que le gaz naturel continuera de jouer un
rôle "central" dans le mix énergétique mondial.
Publié lundi 10 mars 2025 par l'organisation, le
rapport "GECF Global Outlook 2050" souligne que "pour répondre à
la demande future, 11,1 billions de dollars d'investissements seront
nécessaires d'ici 2050, dont 94% seront consacrés au développement du gaz en
amont".
Le GECF a dans ce cadre, avancé qu'une part importante
de la production future proviendra de ressources non encore découvertes,
mettant en avant la nécessité d'investissements continus dans l'exploration et
des technologies de production avancées pour garantir un approvisionnement énergétique
à long terme.
-Les pays arabes ont accaparé,
en 2024, 26,4% du marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL), confirmant leur
position de leader en tant que fournisseurs « majeurs et fiables », selon le
secrétaire général de l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole
(OAPEC), Jamal Al Loughani. Dans un discours
prononcé, mercredi 16 avril 2025, , lors des travaux
de la 24e réunion des experts du gaz des pays membres, tenue au Caire, le
secrétaire général a indiqué que les exportations arabes de GNL ont atteint
environ 108,6 millions de tonnes l'an dernier, précisant que les pays arabes
étaient « fortement présents » sur la scène des investissements en 2024, citant
plusieurs projets de liquéfaction lancés cette année-là. L'OAPEC prévoit une
augmentation de la capacité d'exportation des pays arabes d'environ 40 %, pour
atteindre 192 millions de tonnes par an d'ici 2027. Pour le gaz naturel, le SG
a souligné que la demande pour cette ressource énergétique a renoué avec la
croissance en 2024, atteignant 406 milliards de pieds cubes par jour, soit une
augmentation de 2,8 %. Le commerce de GNL représente près de la moitié du
volume total des échanges mondiaux de gaz, avec plus de 411 millions de tonnes
échangées en 2024, un record historique, selon J. Al Loughani.