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Energie/Infos' diverses 2025 (I/II)

Date de création: 08-01-2026 18:23
Dernière mise à jour: 08-01-2026 18:25
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ENERGIE- INFOS’ DIVERSES- ENERGIE/INFOS’ DIVERSES 2025(I/II)

-Selon les experts, l’Algérie  détient près de 20 % des réserves mondiales de « terres rares », une richesse qui suscite l’intérêt des grandes puissances industrielles, à commencer par le Japon, leader mondial en technologies électroniques

-Selon les données fournies par les autorités énergétiques espagnoles, l’Algérie a clôturé l’année 2024 en tant que principal fournisseur de gaz naturel à l’Espagne, avec 38,5 % du total des importations du pays. Un chiffre qui place l’Algérie loin devant la Russie, dont les exportations vers l’Espagne restent stables, proches des niveaux de 2023.Par ailleurs, la demande de gaz algérien en Europe a atteint des niveaux records. Ainsi, les perspectives pour 2025 sont positives, notamment dans le contexte de la crise énergétique actuelle. Avec des prix du gaz en plein essor et une production nationale en forte augmentation, l’Algérie entend bien jouer un rôle majeur sur le marché européen.Selon les données publiées par le média « Europa Press », en 2024, l’Algérie a non seulement maintenu, mais aussi renforcé sa présence sur le marché espagnol, atteignant 38,5 % du total des importations espagnoles. Ainsi, l’Espagne souligne le rôle central de l’Algérie dans le marché énergétique européen. Notamment grâce à ses infrastructures gazières stratégiques, comme les gazoducs Medgaz et GME (Gazoduc Maghreb-Europe). A noter que l’Algérie produit plus de 104 milliards de m³ de gaz par an, avec une capacité de liquéfaction de 30 millions de tonnes, suffisamment pour répondre à la demande européenne accrue ;

-La consommation mondiale de gaz naturel a atteint un record historique en 2024, et l'appétit pour le gaz devrait encore grandir en 2025, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié ce mardi.

Le monde a consommé 115 milliards de m3 de gaz naturel (d'origine fossile) de plus qu'en 2023, une hausse de 2,8% bien au-dessus du taux de croissance moyen de 2% des années 2010 à 2020, a indiqué l'AIE sur la base de données préliminaires dans son rapport trimestriel sur le marché du gaz.

En octobre, l'AIE avait évalué la consommation mondiale de gaz à 4.200 milliards de m3 pour 2024. Selon les premières estimations, le gaz a couvert "environ 40% de l'augmentation de la demande énergétique mondiale", une part supérieure à tout autre combustible, indique l'AIE, l'agence de l'énergie de l'OCDE basée à Paris.

Le gaz "continue de remplacer le pétrole et les produits pétroliers dans divers secteurs", tels que le transport routier longue distance et le secteur de la production électrique. La combustion du gaz entraîne moins de rejets de CO2 que celles du charbon et du pétrole.

La demande de gaz devrait encore "augmenter en 2025, principalement grâce à la croissance rapide des marchés asiatiques", explique l'AIE qui souligne que "dans le même temps, l'équilibre gazier mondial reste fragile, l'offre demeurant serrée et les tensions géopolitiques continuant d'alimenter la volatilité des prix".

L'AIE relève également que si l'arrêt du transit du gaz russe par l'Ukraine le 1er janvier 2025 "ne devrait pas constituer un risque imminent pour la sécurité de l'approvisionnement de l'Union européenne, il pourrait accroître les besoins d'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) de l'UE et resserrer les fondamentaux du marché cette année".

Ce gaz sous forme liquide acheminé via des navires méthaniers est très convoité en Asie ainsi qu'en Europe, qui a dû compenser depuis le début de la crise en Ukraine en 2022, le manque de gaz russe, historiquement acheminé vers l'Ouest dans des gazoducs terrestres. Les importations européennes de GNL ont toutefois reculé de 18% en 2024.

Les Etats-Unis conservent leur place de premier fournisseur pour l'Europe, malgré une baisse de la demande de 18%, suivis de la Russie dont les apports de ce gaz liquide vers l'Europe, principalement acheminés depuis le méga-champ sibérien de Yamal LNG, ont au contraire augmenté de 17%.

La Belgique, la France et l'Espagne représentaient pour 85% des importations totales de GNL de l'Europe en provenance de Russie en 2024.

-Le raffinage des produits pétroliers n’est pas le point fort de l’Afrique. Seul un quart des ressources africaines en pétrole brut est raffiné et transformé en produits pétroliers, indique un récent rapport de la Commission africaine de l’énergie (Afrec), agence spécialisée dans l’énergie de l’Union africaine (UA), chargée de développer le secteur énergétique africain. La capacité de raffinage de l’Afrique a toutefois progressé jusqu’en 2010 avant de se stabiliser à environ 3 350 milliers de barils par jour, soit environ 191 Mt par an, en 2018. D’un point de vue régional, l’Afrique du Nord détient la majorité (57%) de la capacité totale de raffinage, suivie par l’Afrique de l’Ouest (18%) et l’Afrique australe (17%). L’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est ont toutes deux une capacité de raffinage limitée. L’Algérie, l’Égypte et l’Afrique du Sud ont des taux d’utilisation proches de la moyenne mondiale.

- SELON UN RAPPORT de l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis (février 2025), l’Algérie est considérée comme l’un des plus grands exportateurs mondiaux de gaz liquéfié. Le rapport, qui met en exergue des données précises au sujet des productions et des exportations de GNL dans le monde, situe l’Algérie dans le top 5 des grands pays arabes producteurs et exportateurs de gaz dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). L’Algérie figure ainsi parmi les cinq grands pays qui ont fourni un tiers des exportations mondiales de gaz liquéfié en 2022. Selon les récentes données de ce rapport, au cours de la décennie qui vient de s’écouler, l’Algérie a exporté entre 1,3 à 1,7 milliard de pieds cubes par jour de gaz naturel liquéfié dans différentes régions du monde. De ce fait, avec des réserves totales estimées à environ 4 500 km3, le rapport positionne l’Algérie au 11e rang mondial parmi les 20 grands pays au monde possédant les plus grandes réserves de gaz naturel en 2021.

- Plus de 11 billions de dollars d'investissement sont nécessaires, d'ici 2050, pour assurer l'approvisionnement mondial en gaz, a indiqué le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) dans son 9ème rapport annuel, réaffirmant que le gaz naturel continuera de jouer un rôle "central" dans le mix énergétique mondial.

Publié lundi 10 mars 2025 par l'organisation, le rapport "GECF Global Outlook 2050" souligne que "pour répondre à la demande future, 11,1 billions de dollars d'investissements seront nécessaires d'ici 2050, dont 94% seront consacrés au développement du gaz en amont".        

Le GECF a dans ce cadre, avancé qu'une part importante de la production future proviendra de ressources non encore découvertes, mettant en avant la nécessité d'investissements continus dans l'exploration et des technologies de production avancées pour garantir un approvisionnement énergétique à long terme.

-Les pays arabes ont accaparé, en 2024, 26,4% du marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL), confirmant leur position de leader en tant que fournisseurs « majeurs et fiables », selon le secrétaire général de l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPEC), Jamal Al Loughani. Dans un discours prononcé, mercredi 16 avril 2025, , lors des travaux de la 24e réunion des experts du gaz des pays membres, tenue au Caire, le secrétaire général a indiqué que les exportations arabes de GNL ont atteint environ 108,6 millions de tonnes l'an dernier, précisant que les pays arabes étaient « fortement présents » sur la scène des investissements en 2024, citant plusieurs projets de liquéfaction lancés cette année-là. L'OAPEC prévoit une augmentation de la capacité d'exportation des pays arabes d'environ 40 %, pour atteindre 192 millions de tonnes par an d'ici 2027. Pour le gaz naturel, le SG a souligné que la demande pour cette ressource énergétique a renoué avec la croissance en 2024, atteignant 406 milliards de pieds cubes par jour, soit une augmentation de 2,8 %. Le commerce de GNL représente près de la moitié du volume total des échanges mondiaux de gaz, avec plus de 411 millions de tonnes échangées en 2024, un record historique, selon J. Al Loughani.