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Economie

Journée du Vendredi 25/04/2026

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-Alors que les canaux diplomatiques officiels entre Paris et Alger traversent une zone de turbulences, c’est sur le terrain économique que se joue désormais la survie de la relation bilatérale. La visite de Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), arrivé ce jeudi 23 à Alger, n’est pas qu’une simple visite de courtoisie. Ce déplacement, effectué à l’invitation du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), s’est transformé en un véritable marathon technique, où des dossiers industriels et énergétiques ont été âprement discutés. Le patron du Medef, accompagné de Yannick Morillon, président du Conseil d’affaires algéro-français au sein de Medef International, a plaidé pour une approche pragmatique, affirmant que «le marché algérien et le besoin de sécurité énergétique de la France, lié notamment aux tensions régionales en Iran, imposent une réconciliation par les projets». Cette volonté de rupture avec l’immobilisme a trouvé son écho lors de l’audience accordée vendredi 23 par le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, à la délégation française. Cette rencontre a permis de lever les ambiguïtés sur la nouvelle doctrine algérienne. Le ministre a rappelé avec fermeté que «l’accès au marché national est désormais indissociable d’un engagement réel dans la production locale et le transfert technologique». Au cours de cet entretien, les deux parties ont abordé le dossier de la relance de l’usine Renault à Oran, dont le redémarrage est désormais conditionné à un taux d’intégration locale important, incluant la fabrication de composants moteurs sur place. Le Medef a, par ailleurs, accepté le principe de «fabriquer en Algérie pour exporter vers l’Afrique», s’appuyant sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le ministre a également insisté sur la nécessité pour les groupes français de «s’aligner sur la stratégie nationale de substitution aux importations, notamment dans la mécanique et l’agroindustrie». Parallèlement, la logistique maritime a occupé une place centrale, avec des pourparlers concernant l’extension des activités de CMA CGM dans les ports nationaux, un levier jugé essentiel pour «faciliter les exportations algériennes hors hydrocarbures». Les questions énergétiques n’ont pas été en reste, où des garanties sur l’approvisionnement en gaz ont été discutées en échange d’investissements technologiques français dans la filière de l’hydrogène vert. Enfin, le domaine de la santé a vu émerger des projets de colocalisation visant à l’extension de la gamme de médicaments produits par Sanofi à Sidi Abdallah, l’objectif étant de transformer l’Algérie en une plateforme capable d’irriguer le marché africain.