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Energie (et Mines)

Journée du Vendredi 16/05/2026

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-Les revenus tirés des exportations de pétrole de l’Algérie ont reculé en 2025, dans un contexte marqué par la baisse des prix du brut sur les marchés internationaux. C’est ce qui ressort d’un rapport de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et relayé ce jeudi 14 mai par la plateforme spécialisée Attaqa. Selon ces données, les recettes pétrolières algériennes se sont établies à 22,4 milliards de dollars en 2025, contre 25,8 milliards de dollars en 2024, soit une baisse de 13 %, ce qui représente 3,4 milliards de dollars. Cette diminution intervient alors même que les volumes exportés ont légèrement augmenté. Les exportations de pétrole de l’Algérie ont atteint 996.000 barils par jour en 2025, en hausse de 20.000 barils quotidiens par rapport à l’année précédente. Le recul des recettes s’explique principalement par la baisse des cours mondiaux du pétrole. Le prix moyen du Brent s’est établi autour de 70 dollars le baril en 2025, contre 80 dollars en 2024, soit le plus important recul annuel enregistré depuis la crise sanitaire de 2020. Les données historiques de l’Opep montrent que les recettes pétrolières de l’Algérie ont connu d’importantes fluctuations depuis les années 1960, au gré des variations des prix du brut et des volumes exportés. Le niveau le plus élevé jamais enregistré remonte à 2008, lorsque les revenus des exportations pétrolières avaient atteint 53,6 milliards de dollars. Cette année-là, les prix du pétrole avaient fortement progressé, approchant les 150 dollars le baril sur les marchés internationaux. Au cours de la dernière décennie, entre 2016 et 2025, les recettes cumulées des exportations de pétrole de l’Algérie ont totalisé environ 233 milliards de dollars..................................... -Portée par les turbulences géopolitiques mondiales et la recherche effrénée d’alternatives aux approvisionnements du Moyen-Orient, la qualité phare du pétrole algérien s’est envolée de 20 dollars en un mois. Une progression qui repositionne l’Algérie au cœur des stratégies énergétiques mondiales. -Le Sahara Blend a atteint 133 dollars le baril sur le marché spot en avril, soit une hausse de 20 dollars par rapport au mois de mars, selon le dernier bulletin mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) publié hier. Cette progression fulgurante s’explique par la ruée des raffineurs européens et asiatiques vers des sources d’approvisionnement de substitution, dans un contexte de flux limités en provenance du Moyen-Orient. La qualité légère et peu soufrée du brut algérien en fait une option de premier choix pour ces marchés sous tension.