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Energie (et Mines)
Journée du Lundi 28/04/2026 |
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-C’est un tournant que peu anticipaient avec une telle brutalité calendaire. Les Émirats arabes unis ont annoncé ce lundi leur retrait de l’OPEP et de l’alliance OPEP+, avec une prise d’effet fixée au 1er mai 2026. Membre de l’organisation depuis 1967 — par le biais de l’émirat d’Abou Dhabi, soit quatre ans avant même la création de la fédération —, le pays tourne ainsi le dos à plus d’un demi-siècle de coopération pétrolière multilatérale.
Le communiqué officiel émirati prend soin d’enrober la rupture dans un langage mesuré, saluant « les efforts déployés par l’OPEP » et réaffirmant un engagement envers « la stabilité des marchés mondiaux ». Mais derrière la diplomatie des formules, le message est limpide : Abou Dhabi entend désormais produire selon ses propres termes, sans les contraintes de quotas négociés collectivement. « Il est temps de concentrer les efforts sur ce qu’exigent les intérêts nationaux », indique le texte, sans ambiguïté.
Les Émirats disposent de l’une des bases de ressources les plus compétitives au monde en termes de coût d’extraction et d’empreinte carbone. Libérés des plafonds de production imposés par le cartel, ils pourront augmenter leur output « progressivement et judicieusement », selon leur propre formulation — une liberté de manœuvre qu’ils revendiquent ouvertement.
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