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Récit Mengouchi -"Les folles nuits d'Alger"

Date de création: 02-02-2022 20:08
Dernière mise à jour: 02-02-2022 20:08
Lu: 52 fois


VIE POLITIQUE- BIBLIOTHÈQUE D’ALMANACH- RÉCIT MENGOUCHI- “LES FOLLES NUITS D’ALGER”

Les folles nuits d’Alger. Récit (« Conte ? ») de Mengouchi (Préface de Bachir Dahak). Editions Frantz Fanon, Alger 2021, 201 pages, ???? dinars

 Ce livre aurait été écrit et édité en France en 1974….une année algérienne particulière avec,  confiait-on en catimini, des « intrigues plus ou moins divulguées » et des luttes internes entre gens du pouvoir d’alors.  Tout le monde en parlait mais absolument personne ne l’avait vu ou lu.On avait seulement su (et le préfacier l’écrit) qu’un imprimeur parisien venait de se faire « acheter » par d ‘étranges clients » (la Sm ?) quelques milliers d’exemplaires d’un livre-brûlot sur l’Algérie. Il aurait réussi , cependant , à sauver une trentaine d’exemplaires.La légende et  la rumeur venaient de trouver leur plat préféré, accompagné d’accusations multiples visant tel et tel(elle) membre de la nomenklatura de l’époque.Il est vrai que celle-ci ne se privait pas de profiter pleinement , le soir venu, pour trouver des « réconforts » après l’effort…..comme partout ailleurs, mais avec moins d’ostentation…..En tout cas, bien moins que ce que l’on a constaté durant les années 2000, avec des dégâts collatéraux bien plus importants sur toute la société , les « choses » se passant alors en  cercles très fermés et bien clos, avec ses sélections rigoureuses.

Le livre actuel a été déjà, je crois, édité en 1984 puis en 2019 en France ,  mais était passé inaperçu.Celui-ci va-t-il connaître le même sort d’autant qu’aucun nom  , ni lieu précis n’est mentionné….Ne restent plus que des supputations…..50 ans après ! Encore faudrait-il que les lecteurs (les septuagénaires et plus) aient encore de la mémoire et que  les plus jeunes n’aient aucun autre « chat à fouetter » ; les histoires du passé politique du pays -encore moins celles des alcôves et des tyrannies d’antann’intéressant plus beaucoup.

L’Auteur : Inconnu (pseudonyme !Quant au préfacier (plutôt le présentateur de l’écrit), Bachir Dahak ,c’est un  juriste de formation, avocat mais aussi chargé de cours aux Universités de Tizi Ouzou, d’Alger et de Montpellier.....ancien président de l’Association de soutien aux travailleurs migrants et du Réseau d’accueil et d’intégration de l’Hérault (France).Auteur d’un essai :  « Les Algériens, le rire et la politique.De 1962 à nos jours », alors préfacé par Boualem Sansal , postfacé par Elisabeth Pérégo et  illustré par Ali Dilem. Ouvrage paru chez Editions Frantz Fanon, Tizi Ouzou 2018

Extraits : « Majesté, n’abusez pas trop de bouzalouf, la cervelle vous monte à la tête, le tabac vous rend irascible” (p 45), “Les principes de la révolution avaient été tracés une fois pour toutes. On ne revenait plus -dessus, même s’il arrivait à cette révolution de donner parfois de la croupe à ses propres options fondamentales » (p 105)

Avis : Aucun ? Si ! Un conte…. décousu….. mais semé de quelques réalités (pour ceux qui ont vécu l’époque) et de pages assez scabreuses.   « Un roman mystère sorti de l’imaginaire sordide de la police politique et censé décrire les mœurs du régime Boumediène » selon feu le brillant politologue Fawzi Rouzeik (décédé le 11 février 2016) , auteur d’un ouvrage (édité en France en 2015 chez L’Harmattan,  et jamais diffusé ou édité  en Algérie ) sur  et avec Chérif Belkacem (Si Djamel), décédé en 2009)

 Citations : « Le Grand Eunuque avait dit un jour à Chehrazade : Si on m’assassine dans mon sommeil, ils trouveront tes empreintes digitales dans mon rêve » (p 129), « On était fier pour cela d’avoir les usines les plus belles et les plus grandes du monde (……).Et bien d’autres encore, avec leurs hauts fourneaux qui fabriquaient cette belle fumée bleutée, qui elle cognait le ciel, il ne poussait plus jamais de nuages » (p133), « Quand on est petit, on voudrait tout de suite sauter l’enfance et devenir homme, mais quand , hélas, on l’est devenu, on regrette que l’enfance soit passée si vite. Bien que dans les contrées arides (….) les hommes viennent au monde sans enfance.Ils sont adultes avant l’âge légal » (p 161).