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Espèces protégées

Date de création: 20-07-2021 18:42
Dernière mise à jour: 20-07-2021 18:42
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ENVIRONNEMENT – FAUNE- ESPÈCES PROTÉGÉES

 

©Kamel Bouslama/El Moudjahid, samedi 17 juillet 2021

 

Jadis réputée pour sa richesse et sa diversité, la faune algérienne a traversé une phase de régression causée par de nombreux facteurs, dont l’action prédatrice de l’homme. Certaines espèces animales sauvages ont totalement disparu du pays, tels l’addax, l’oryx et l’autruche.

Au sud, le dromadaire que l’on désigne communément comme «chameau», est l’un des plus familiers des compagnons du targui et du nomade en général. On peut y rencontrer aussi des gazelles, une espèce menacée et dont la chasse est strictement interdite. L’animal le plus surprenant est le fennec (renard de la famille des canidés) qui se conduit comme un chat en captivité et a, de ce fait, suscité un véritable engouement comme animal de compagnie ; tendance qui a été endiguée par les conventions internationales dont l’Algérie est signataire.
En Algérie, on rencontre aussi le renard roux, «Vulpes Vulpes», (qu’il ne faut pas confondre avec le fennec). Sa présence est signalée en de nombreux endroits : Chréa, Parc du Bélezma, Tlemcen, Beni Salah… Le mouflon à manchettes, pour qui l’habitat se réduit aux montagnes d’Algérie et d’Afrique du Nord dont il est un excellent grimpeur, et le cerf de Barbarie, dont la chasse est strictement interdite, sont signalés parmi d’autres vertébrés en Algérie septentrionale. Le sanglier et le lièvre constituent aussi une forte population. Des macaques — singes de Barbarie — sont particulièrement présents dans les massifs et envahissent les gorges à la recherche de points d’eau.

Le guépard saharien, une présence qui rehausse la qualité écologique  de nos contrées désertiques

Le guépard «acinoxys jubatus» est inscrit en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge de l’UICN des espèces menacées, et figure à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Inclus dans la sous-espèce dite du Nord-Ouest de l’Afrique, il est actuellement considéré en danger d’extinction.
C’est pourtant l'un des félins qui par sa seule présence rehausse la qualité écologique de nos contrées désertiques, à l'image des sanctuaires que sont le Tassili et le Hoggar. Cette espèce, aux attitudes craintives et d'une extrême furtivité, polarise toutes les attentions et efforts déployés à son égard afin d'assoir une veille écologique la concernant, dans l'optique d'une réhabilitation valide.
Le guépard est associé aux milieux ouverts, à l’instar des plaines herbeuses, mais il fréquente aussi les milieux buissonnants ou boisés ouverts. En Afrique du Nord, l’espèce est principalement rencontrée dans les massifs, les plaines sablonneuses ouvertes et les oueds à végétation arborée du Sahara ainsi que dans les boisements arides sahéliens. Le guépard saharien se maintient encore en petit nombre en Algérie et au Niger.
En Algérie, ce félin est principalement présent dans les oueds à «Acacia tortilis subsp. Raddiana» et «Tamaris articulata», dans le massif Centro-saharien de l’Ahaggar ainsi que dans le Tassili N’Ajjer. L’espèce existait autrefois dans l’Atlas saharien, les ergs, les monts Ougarta, la région de Tindouf et les Hauts-Plateaux oranais ; toutefois, il n’y a pas de données actuelles confirmant la présence du guépard dans ces régions.

Chasse incontrôlée et braconnage sont  les causes majeures de l’extermination  des gazelles dans la région saharienne

Parmi les menaces qui compromettent la survie à long terme du guépard dans son aire de distribution mondiale figurent la perte et la fragmentation de son habitat, le déclin de ses proies de base et les conflits qui l’opposent aux populations humaines locales en raison des déprédations commises sur le bétail.
Le déclin alarmant et l’extinction des ongulés indigènes, les gazelles particulièrement, ont probablement un impact négatif sur la survie du guépard dans la contrée sahélo-saharienne. Dans l’Ahaggar, les déprédations des guépards ciblent particulièrement les jeunes dromadaires qui ont échappé à la vigilance de leurs propriétaires, mais parfois aussi le petit cheptel. La perte d’un animal domestique entraine généralement des réactions violentes de la part des bergers locaux qui n’hésitent pas à mener, dans la mesure du possible, des traques punitives létales à l’encontre des prédateurs coupables.
Il est actuellement établi que la chasse incontrôlée et le braconnage sont les causes majeures de l’extermination des populations d’antilopes dans la région sahélo-saharienne. En Algérie, une sévère application, sur le terrain, des textes législatifs interdisant le braconnage des espèces protégées (Ordonnance présidentielle n° 06-05 du 15 juillet 2006), dont font partie les antilopes, ainsi que la restauration des gazelles dans l’habitat du guépard saharien constituent des mesures prioritaires nécessaires à la diminution des attaques de prédateurs affamés sur le cheptel domestique.

L’ours de l’Atlas a vraiment existé en Algérie

Officiellement, il n’y a pas d’ours en Afrique. Pourtant, depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle, on a signalé la présence, en Afrique du nord, d’un ours incongru que l’on a appelé «Ours de l’Atlas». Néanmoins, il faut préciser que s’il n’y a pas eu d’ours en Afrique (officiellement en tout cas), tout le monde s’accorde pour reconnaitre qu’il y en a eu dans la préhistoire. On possède, en effet, des fossiles d’ours trouvés en Afrique du Nord datant du pléistocène et même de l’holocène (...). Le plus ancien témoignage sur la présence historique d’ours en Afrique du Nord est celui de l’historien grec Hérodote, considéré, d’ailleurs, comme le «père de l’histoire», au Xe siècle avant J.-C. Décrivant la «Libye» — un terme qui désignait à cette époque l’Afrique du Nord en général (et pas seulement la Libye actuelle)— Hérodote apporte les précisions suivantes dans le quatrième livre de ses «Histoires», «Melpomène» : « (...) La partie occidentale, celle des cultivateurs, est très montagneuse, boisée et riche en bêtes. C’est chez eux que se trouve les serpents de très grande taille, les lions, les éléphants, les ours, les aspics, les ânes portant des cornes, et les cynocéphales et les acéphales qui ont leurs yeux dans la poitrine, du moins à ce que disent d’eux les Libyens, et les hommes et les femmes sauvages...»