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Essai Sanhadja Akrouf et Patrick Farbiaz- "Algérie, la seconde révolution"

Date de création: 14-07-2021 17:02
Dernière mise à jour: 14-07-2021 17:02
Lu: 126 fois


VIE POLITIQUE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- ESSAI SANHADJA AKROUF ET PATRICK FARBIAZ-“ALGERIE.LA SECONDE RÉVOLUTION”

Algérie.La seconde révolution. Essai de Sanhadja Akrouf et Patrick Farbiaz.  Koukou Editions, Alger 2021, 265 pages, 800 dinars

On a déjà eu beaucoup d’ouvrages sur Hirak et bien d’autres sont annoncés ou en cours d’édition. Bien plus que ce qui avait été produit sur les événements d’Octobre 88  et la « décennie rouge », lesquels, à mon avis, ont joué un rôle effectivement révolutionnaire en ce sens qu’ils ont entraîné assez rapidement le basculement d’un système politique monopartisan (dominé par le parti unique, le Fln, durant près de trois décennies) à celui d’un système pluripartisan. Peut-être pas assez (ou trop lentement) démocratique et républicain , en raison des menaces radicales, surtout islamistes et culturalistes.

Cela est , certainement , à la présence , en dehors des frontières d’une diaspora se sentant pleinement concernée par le présent et le devenir politique du pays.

C’est ce que nous avons comme ouvrage . Bien écrit, en un style franc , clair (pour les lecteurs acquis à la cause !) , et  direct, tout en présentant des analyses de situations générales ( « Les racines de la seconde révolution » avec son incontournable sujet sur la « Sécurité militaire »), et particulières : « Les stades de foot, les « vendredires », la « bataille des casseroles » (à noter ici qu’au début des années 60,  l’utilisation des casserole a été le fait des « pieds noirs » et des ultras  et non des « indigènes »), les « gilets oranges » , les hymnes du Hirak, les marches des étudiants….) .  Un véritable rapport !

Les Auteurs : Sanhadja Akrouf est originaire de Bordj Bou Arréridj, féministe de gauche connue dans les milieux militants en Algérie et en France elle y vit depuis 1992. Parmi les principaux animateurs du Hirak dans la diaspora en France (à travers l’Acda, constituée en janvier 2011).

-Patrick Farbiaz, né à Paris (années 50).Militant de gauche, engagé dans le “soutien aux peuples en lutte pour leurs droits et contre le racisme”.

Table des matières : Première partie.En guise d’introduction, dont les « itinéraires »  des auteurs/ Deuxième partie : Naissance d’une révolution/ Troisième partie : Le soulèvement d’une société/Conclusion : Chronologie politique du Hirak

 

Extraits : « Sous Bouteflika, la corruption qui était la norme des puissants s’étend désormais à toute la société .La force du système réside dans la prévarication généralisée, du sommet de l’Etat jusqu’au petit fonctionnaire … » (p34), « Le monde du travail , en tant que collectif est donc relativement absent du Hirak, dans sa première phase (…).Même si, individuellement , les travailleurs marchent le vendredi, l’expression collective ouvrière est absente »  (p 128), « La France compte 2 millions de Franco-Algériens.Plus de 800 000 « émigrés » dont 400 000 « bi-nationaux » sont inscrits sur les listes électorales (….).La diaspora concerne des cadres et des intellectuels qui sont arrivés dans les années 1990, durant la « décennie noire », soit environ 100 000 à 200 000 personnes(….).Celle de Paris est plus aisée ou très diplômée, ce qui lui permet de travailler.Elle est aussi plus politisée » (p 185)

Avis :Un dossier documentaire  , sur le hirak, ses causes et son évolution, bien plus qu’un essai.Des analyses certes (toutes très orientées) accompagnées de textes et de documents.Peut-être un peu trop,  ce qui éloigne de l’essentiel.

 

Citations : « On ne réussit pas parce qu’on s’accroche ; on réussit parce que le téléphone décroche » (p13), « Le Hirak est né sur les gradins des stades de football » (p 45), « L’Algérie, depuis la guerre d’indépendance a une tradition bien ancrée :celle de la répression d’Etat » (p 163), « Aujourd’hui, la rue d’Alger donne envie à tous » (p 186)