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Chems Eddine Chitour (Polytechnicien)

Date de création: 21-04-2026 18:46
Dernière mise à jour: 21-04-2026 18:46
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SCIENCES- PERSONNALITES- CHEMS EDDINE CHITOUR

L'ancien ministre et membre du Conseil de la nation au titre du tiers présidentiel, Chems Eddine Chitour, est décédé, à Alger, dimanche 19 avril 2026,  à l’âge de 82 ans.. Né le 13 octobre 1944 à Bordj Bou Arréridj, ChemsEddine Chitour est l’un des premiers diplômés de l’École nationale polytechnique (ENP) d’Alger, après son changement de statut. C’était en génie chimique. Il avait, par la suite, poursuivi des études techniques au sein de l’Institut algérien de pétrole (IAP), dans un contexte de formation de cadres algériens en vue de récupération des richesses naturelles nationales. Il décrocha un ingéniorat, avant de décrocher un doctorat à l’université d’Alger, puis un doctorat ès sciences de l’université Jean-Monnet, à Saint Étienne (France). Tous ces diplômes lui ouvraient les portes de l’Enseignement supérieur, devenant professeur universitaire en physico-chimie des surfaces, de raffinage de thermodynamique et d’économie pétrolière. Il fut même professeur invité, puis professeur associé à l’étranger, plus précisément à l’Institut du génie chimique (IGC), intégré plus tard à l’École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (ENSIACET) de Toulouse. C’est dire sa maîtrise de tout ce qui est relatif à la pétrochimie de manière générale. Cette connaissance d’un domaine aussi sensible l’a amené à fonder le Laboratoire de valorisation des énergies fossiles au sein de l’École nationale polytechnique, lequel a permis d’élargir le domaine des recherches universitaires dans les énergies traditionnelles. Chems-Eddine Chitour, au-delà de sa dévotion au savoir et à l’enseignement universitaire, a été, en premier lieu, un serviteur de l’Algérie. C’est à ce titre qu’il a assumé, le 4 janvier 2020, la responsabilité de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Six mois plus tard, il prit un nouveau département ministériel, devenant ministre de la Transition énergétique et renouvelable. Une fonction qu’il occupa durant une année au cours de laquelle il s’attela à jeter les bases du développement des énergies propres. Comment peut-il en être autrement pour un homme qui, depuis 1996, organise annuellement une journée sur l’énergie ? Son objectif affiché : arriver à ce qu’à l’horizon 2035, la moitié de l’énergie consommée au niveau national soit renouvelable. Sa longue carrière au service de l’Algérie s’acheva par la fonction de sénateur, au titre du tiers présidentiel, depuis le 7 avril 2022 jusqu’à son décès. En marge de ses activités professionnelles, le défunt s’est distingué par de nombreuses interventions dans les médias, entre participations à des émissions télévisées et radiophoniques et contributions écrites dans des journaux. Ses sujets favoris étaient les marchés pétroliers, les produits pétrochimiques, la transition énergétique, mais aussi l’histoire, la religion, la Révolution algérienne et le devoir mémoriel.. Il a également été un auteur pléthorique entre publications scientifiques et essais. On peut citer, parmi ses œuvres, Géopolitique du pétrole et mondialisation (1998), Raffinage : les propriétés physiques des hydrocarbures et des fractions pétrolières (1999), Raffinage : les propriétés thermiques (1999), L’éducation et la culture de l’Algérie : des origines à nos jours (1999), L’Islam et l’Occident chrétien : pour une quête de la tolérance (2001), Histoire religieuse de l’Algérie : l’identité et la religion face à la modernité (2001), Science, foi et désenchantement du monde (2002), Physicochimie des surfaces (en deux tomes, 2004), De la traite au traité : histoire d’une utopie (2007), L’Occident à la conquête du monde : une extermination sans repentance (2009), Le monde comme je le vois (2012), Palestine, le calvaire d’un peuple : le livre noir du sionisme (2013), L’Islam du XXIe siècle - Pour une contribution apaisée à la sérénité du Monde (2013), Histoire de l’Algérie : de la résilience à la quête de la modernité (2018) et La condition humaine à l’épreuve de la science (2021).