VIE
POLITIQUE- DOCUMENTS POLITIQUES- ENTREVUE AVEC PRESSE/PRÉSIDENT TEBBOUNE, 2 MAI
2026/SYNTHÈSE PRESSE
Le président de
la République a tenu, samedi 2 mai 2026, son entrevue habituelle avec les représentants de la
presse nationale (El Moudjahid, El Ahdat et Canal
Algérie), diffusée, hier soir, sur les chaînes de télévision et de radio. Le
président Tebboune est revenu sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité
nationale et internationale. Il a évoqué, ainsi, lors de cette rencontre avec
les journalistes, la visite du pape Léon XIV en Algérie du 13 au 15 avril
dernier. Il a affirmé que Sa Sainteté ne lui avait transmis aucun message
particulier, car il est pleinement et précisément informé de la situation en
Algérie. Le président Tebboune a également insisté sur la nécessité de mettre
fin au mythe selon lequel l’ancien colonisateur aurait «créé
l’Algérie». Il a rappelé, à ce propos, que le pape avait publiquement déclaré
que « les racines de l’Algérie remontent à Saint Augustin, voire avant ». Le
président de la République a souligné l’importance de la présence des femmes en
politique, « non pas parce qu’elles sont des femmes, mais parce qu’elles ont
des idées », a-t-il expliqué. Ce qui signifie que la valeur, la compétence ou
la reconnaissance des femmes doivent être fondées uniquement sur le contenu de
leur pensée, leur intelligence, leur créativité et leurs idées et non pas sur
leur genre. Abordant la lutte contre la corruption en Algérie, le président
Tebboune a déclaré, non sans un brin d’ironie : « Je me suis débarrassé d’un
réseau qui gonflait les factures, pour me retrouver face à un autre réseau qui
les sous-évaluait ». Ce constat amer confirme, de manière claire, que la lutte
contre le fléau de la corruption est un travail de longue haleine, qui
nécessite l’usage de gros moyens, de méthodes efficientes et la persévérance
des responsables en charge de cette mission. Cela ne diminue en rien,
toutefois, le mérite, la volonté des pouvoirs publics et les efforts qu’ils ont
consentis pour endiguer un tant soit peu ce phénomène. L’échéance électorale
prochaine a été également un des sujets sur lesquels s’est exprimé le président
de la République. Au moment où l’Algérie se prépare aux importantes élections
législatives, prévues le 2 juillet, Abdelmadjid Tebboune s’est montré intransigeant
et a déclaré : « J’interdis formellement toute ingérence de l’administration
dans le processus électoral ». Une décision prise en application stricte des
amendements apportés à la loi portant régime électoral qui, entre autres
dispositions, sépare les prérogatives de l’Anie
(Autorité nationale indépendante des élections) et celles de l’administration.
Un amendement majeur étend, en effet, les missions de l’Anie
au contrôle des opérations électorales et référendaires, tout en confiant la
mission de préparation matérielle de ces opérations à l’administration.
Celle-ci, faut-il le reconnaître, a toujours fait l’objet de critiques acerbes
de la part des candidats qui étaient en lice pour les précédentes élections,
notamment les APC/APW et les législatives. Ils remettaient en cause, en fait,
l’impartialité de certains responsables locaux dans le processus électoral. Le
président de la République a, par ailleurs, qualifié le retrait des Émirats
arabes unis de l’Opep et de l’Opep+,
de « non-événement ». Pour lui, le Royaume d’Arabie saoudite, membre arabe clé
de l’Opep, est le pilier de l’organisation. «
L’affaire est close», a-t-il dit.