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Ide/Rapport Cnuced 2026

Date de création: 04-02-2026 19:47
Dernière mise à jour: 04-02-2026 19:47
Lu: 7 fois


ECONOMIE- ETRANGER- IDE/RAPPORT CNUCED 2026

Les perspectives pour les investissements directs étrangers (IDE) restent incertaines et fragiles pour 2026, après avoir connu une hausse de 14% l’année dernière, indique un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

A l’avenir, les risques à la baisse s’accentuent et les flux d’IDE pourraient augmenter modérément en 2026 si les conditions de financement continuent de s’assouplir et si les fusions-acquisitions transfrontalières reprennent. Cependant, l’activité réelle d’investissement devrait rester atone, pénalisée par les tensions géopolitiques, l’incertitude politique et la fragmentation économique.

Sans action coordonnée, les investissements mondiaux risquent de se concentrer davantage dans quelques régions et secteurs, alertent les rédacteurs du rapport. En 2025, les IDE, qui ont atteint 1600 milliards de dollars selon les estimations de la Cnuced, ont fortement augmenté dans les économies développées mais ont reculé dans les pays en développement, se concentrant de plus en plus dans des secteurs à forte intensité de capital tels que les centres de données, précise la même source. Toutefois, le rapport souligne que la croissance globale surestime la reprise : «Une grande partie de cette augmentation provient de flux transitant par les centres financiers mondiaux, tandis que l’activité réelle d’investissement demeure fragile », souligne le rapport.

Et d’ajouter que les tendances en matière d’investissement indiquent un élargissement des écarts entre économies développées et en développement, une concentration croissante dans un petit nombre de secteurs stratégiques et une faiblesse persistante des projets les plus cruciaux pour le développement durable. En effet, le rapport indique que ce sont les centres financiers qui tirent cette croissance, puisque plus de 140 milliards de dollars de cette augmentation proviennent de flux plus élevés via les centres financiers mondiaux. «Sans ces flux de transit, l’IDE mondial n’a augmenté que d’environ 5%.

Cela met en évidence la reprise limitée de l’activité d’investissement sous-jacente », explique-t-on. Selon les données de la Cnuced, la valeur des fusions et acquisitions internationales a chuté de 10%, tandis que le financement international de projets a baissé de 16% en valeur et de 12% en nombre d’opérations, «marquant une quatrième année consécutive de baisse et atteignant des niveaux observés pour la dernière fois en 2019».

Par ailleurs, le rapport fait état d’une diminution des annonces de projets d’investissements entièrement nouveaux de type «greenfield», en recul de 16% en nombre. Les valeurs totales étaient élevées mais portées par un petit nombre de mégaprojets, précise-t-on. En revanche, le rapport met en lumière une concentration croissante des IDE dans des projets exigeant des investissements importants et reposant sur la technologie. Il note que les centres de données ont attiré plus d’un cinquième de la valeur mondiale des projets «greenfield» en 2025, avec des investissements annoncés dépassant 270 milliards de dollars. La demande a été stimulée par les infrastructures liées à l’IA et aux réseaux numériques. De même, la valeur des projets de semi-conducteurs nouvellement annoncés a augmenté de 35%.

A l’inverse, le nombre de projets a fortement chuté de 25% dans les secteurs soumis aux droits de douane et intensifs en chaînes de valeur mondiales. Les textiles, l’électronique et la machinerie ont été particulièrement touchés, selon la même source. Enfin, les auteurs du rapport de la Cnuced indiquent que les investissements dans les infrastructures et l’énergie renouvelable restent faibles.

Mohamed Ayadi Secrétaire Général (SG) du Comité de liaison de la Route