AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE- PERSONNALITÉS- MOHAMED
AYADI (SG/CLR.TRANSSAHARIENNE )
Mohamed Ayadi, est natif d’El Ouricia ( wilaya de
Sétif), il a vécu à Sétif et a suivi ses études au lycée Mohamed Kerouani. Après son baccalauréat
mathématiques, il rejoint par concours l’Ecole Nationale Polytechnique d’Alger.
Il termina ses études en tant qu’ingénieur de génie civil au moment où
l’Algérie mettait en œuvre ses plans triennal et
quadriennal. Il fut de ce fait, l’un des pionniers de l’Algérie sur le dur
chemin du développement. Mohamed Ayadi eut plusieurs vies professionnelles , qu’il a réussies . a débuté sa carrière comme Ingénieur en
infrastructures routières – au Ministère des Travaux Publics d’Algérie. Il sera
ensuite Directeur du Laboratoire National de
Travaux Publics Il mettra en place de systèmes de contrôle qualité sur
les matériaux et les ouvrages d’art. Il participera à l’encadrement de jeunes
ingénieurs et formation continue notamment à l’Ecole des Travaux Publics d’AlgerLes autorités du pays ont fait appel à lui pour un projet ambitieux à
l’échelle du continent africain: Relier les pays entre eux Il sera ainsi,
appelé dans le cadre de la conception de la route transsaharienne comme
Secrétaire Général du Comité de liaison de la Route Transsaharienne (CLRT), chargé
de coordonner la réalisation et la valorisation économique du projet de la
Route Transsaharienne (RTS) qui traverse six pays africains Parmi les
qualités de Mohamed Ayadi qui ont fait que son mandat a été reconduit à
l’unanimité sa maitrise de la Conception et de la planification de
réseaux routiers , l’analyse économique des corridors logistiques et aussi
la coordination intergouvernementale par une diplomatie technique
Les missions de Mohamed Ayadi
en tant que Secrétaire Général du CLRT : *D’abord assurer la
coordination technique et institutionnelle entre les six pays membres :
Algérie, Tunisie, Mali, Niger, Tchad, Nigeria.. Suivre l’avancement des travaux
et harmoniser les normes techniques.*Superviser la
mise en œuvre et la coordination entre les pays membres (Algérie, Tunisie,
Mali, Niger, Tchad, Nigeria)*Promouvoir la transformation du projet en corridor
économique, via des mécanismes de coopération régionale et d’intégration
commerciale (2)*Réaliser des études de faisabilité en partenariat avec des
institutions internationales (BAD CNUCED, BID) pour renforcer la viabilité
économique du projet .
Les Réalisations notables :Conçu au cours des années 1960 à
l’initiative de l’Algérie et de la Commission des nations unies pour l’Afrique
(CEA), le projet de la Transsaharienne s’est tracé pour objectif
l’intégration régionale et le désenclavement des zones déshéritées. Conduit par
un Comité de coordination composé des représentants de six pays ((Algérie,
Mali, Niger, Tunisie, Nigéria, Tchad), il est lancé sur le terrain au début des
années 1970 et relie aujourd’hui les six capitales des pays concernés sur un
linéaire proche de 10 000 km dont plus de 8000 km sont bitumés et livrés à la
circulation.*Le travail réalisé par Ayadi Mohamed l’ingénieur sorti de
l’Ecole Polytechnique d’Alger pendant plus de 20 ans pour l’essor de la
coopération des pays irrigué par la transsaharienne est remarquable . Son
parcours d’ingénieur et son rôle stratégique dans la coopération interafricaine
autour de la Route Transsaharienne.*Mise en place d’un plan d’aménagement
concerté pour renforcer le développement économique entre l’Algérie, le Mali et
le Niger, ciblant les régions frontalières et leurs richesses naturelles*Encourager
la création d’un corridor économique à travers des décisions ministérielles
collectives, notamment lors d’une réunion tenue le 27 juin 2022 le
taux d’avancement du projet dépasse les 90 %, selon des estimations récentes,
avec plus de 25 000 km réalisés sur environ 27 940 km, et un impact majeur dans
la désenclavation régional »* Mis en avant les gains
significatifs en temps et les possibilités économiques nouvelles
pour les zones sahariennes Mohamed Ayadi a participé plusieurs
fois depuis au moins dix ans à vulgariser sur les ondes de la
Chine 3, l’importance de la transsaharienne et l’état d’avancement. Sa dernière
interview avec Radio Algérienne du 11 décembre 2024.Il est décédé à Alger
à l’âge de 85 ans, le mardi 20 août 2025