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INFOS DIVERSES-COMMUNICATION/ INFOS DIVERSES 2025 (II/II)
-Novembre 2025 : Un nouveau
rapport de synthèse de l’UNESCO met en lumière des écarts entre
les pays en matière d’éducation aux médias et à l’information.
Le rapport a été dévoilé à
l’occasion de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information.
Si la plupart des pays reconnaissent l’importance de l’éducation aux médias et
à l’information, peu lui ont fait une place dans leur système d’éducation, y
constate-t-on.
Ainsi, pour 171 pays qui en font mention dans leur
cadre politique, seulement 17 se sont dotés de politiques en matière
d’éducation aux médias et à l’information, et 43 % l’ont intégrée à la
formation scolaire. Les pays d’Europe et d’Amérique du Nord sont les plus
avancés dans cette implantation.
L’UNESCO souligne
l’importance des politiques, du financement, et de
la collaboration entre les secteurs pour favoriser le développement
de cette littératie et de l’esprit critique, alors que l’intelligence
artificielle prend de plus en plus de place
. Avec
un chiffre d’affaires dépassant treize milliards de dinars en 2022 (près de 100
millions de dollars), la régie publicitaire publique de l’Anep
affiche la santé d’un acteur dominant. Mais derrière cette prospérité apparente
se profile un monopole administratif où se confondent performance économique,
rente institutionnelle et pouvoir politique. L’ANEP illustre une immobilité
structurelle, ses immobilisations matérielles et incorporelles représentant
moins de 0,5 % du total du bilan. Cette situation révèle une absence
d’investissement technologique et une dépendance persistante à un modèle
administratif obsolète.
-Selon les observateurs, l’ANEP affiche une prospérité sans dynamique, mais
sa croissance du chiffre d’affaires (+28 % entre 2020 et 2022) ne s’accompagne
d’aucune modernisation réelle. Elle demeure avant tout un organe de gestion
budgétaire plutôt qu’une entreprise véritablement concurrentielle.
-La sécurité
des journalistes et la liberté d'expression dans le monde ont connu un recul «historique» ces treize dernières années, en raison,
notamment, de l'augmentation des attaques dont font l'objet les journalistes,
tant dans la vie réelle qu'en ligne, a relevé l'Unesco dans un nouveau rapport
(décembre 2025) . Le rapport de l'Unesco concerne les tendances mondiales en
matière de liberté d'expression et de développement des médias 2022-2025,
publié tous les quatre ans par l'organisation onusienne. Au cours de la période
étudiée (2022-2025), 186 journalistes ont été tués, alors qu'ils couvraient des
guerres et des zones de conflit, soit une augmentation de 67 % par rapport à la
précédente période couverte par le rapport (2018-2021). Sur la seule année
2025, 93 journalistes ont été tués, dont 60 dans des zones de conflit, note
l'organisation. Malgré les engagements internationaux visant à mettre fin à
l'impunité pour les meurtres de journalistes, les poursuites judiciaires
restent rares. Si des «progrès modestes» ont été
réalisés, le taux d'impunité étant passé de 95 %, en 2012, à 85 %, en 2024, la
plupart des auteurs de ces crimes restent impunis. Aujourd'hui, les
journalistes sont confrontés à un spectre toujours plus large d'attaques -
physiques, numériques et juridiques. Certains sont victimes de menaces qui les
obligent à fuir leur foyer : depuis 2018, plus de 900 journalistes, en Amérique
latine et dans les Caraïbes, ont été contraints à l'exil. Le rapport révèle
également une baisse de 10 % de la liberté d'expression dans le monde depuis
2012, «un niveau qui n'avait pas été atteint depuis
des décennies», alertant sur l'«augmentation considérable» de l'autocensure
parmi les journalistes, avec une hausse de 63 % sur la même période, à un
rythme d'environ 5 % par an