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Loi de Fiances publiques 2026/Synthèse presse

Date de création: 04-01-2026 18:44
Dernière mise à jour: 04-01-2026 18:44
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FINANCES- FINANCES PUBLIQUES- LOI DE FINANCES 2026/SYNTHÈSE PRESSE

 

Adoptée le 4 décembre par le Conseil de la nation et le 18 novembre 2025 par l’Assemblée populaire nationale (APN), cette loi consacre une série de mesures législatives destinées notamment à la préservation du pouvoir d’achat du citoyen, à l’appui aux investissements et à l’économie nationale, ainsi qu’à la simplification et la numérisation des procédures fiscales.  La loi de finances 2026 (Joradp n°88 du 31 décembre 2025)a mis l’accent sur le soutien à la croissance économique, la relance de l’investissement productif et la consolidation des acquis sociaux. Selon ses prévisions, la croissance économique de l’Algérie devrait s’établir à 4,1 % en 2026, à 4,4 % en 2027 et à 4,5% en 2028, en tenant compte de l’évolution du contexte national et international, notamment des performances attendues des secteurs hors hydrocarbures. Dans ce cadre, le produit intérieur brut en valeur courante devrait atteindre 41.878,3 milliards de dinars en 2026, avant de progresser à 45.018,4 milliards de dinars en 2027 puis à 48.395,7 milliards de dinars en 2028. Le PIB hors hydrocarbures est appelé à jouer un rôle central dans cette dynamique, avec un niveau estimé à 36.286,5 milliards de dinars en 2026, pour atteindre plus de 43.000 milliards de dinars à l’horizon 2028, soutenu par une croissance hors hydrocarbures avoisinant 5 %. Le cadrage macroéconomique et budgétaire de la loi de finances 2026 a été établi sur une projection triennale 2026-2028, reposant sur un prix de référence fiscale du baril de pétrole fixé à 60 dollars et un prix de marché estimé à 70 dollars. La dynamique économique devra être portée principalement par les secteurs hors hydrocarbures, notamment l’agriculture, l’industrie, la construction et les services. Le secteur agricole enregistrera une croissance moyenne de 5,4 %, tirée par les investissements en cours et l’amélioration de la production, en particulier céréalière, dont les volumes devraient passer de 44 millions de quintaux en 2026 à 62 millions en 2028.  Cette évolution refléterait les effets attendus des réformes engagées dans les filières stratégiques, telles que la céréaliculture, la production laitière et les viandes rouges. Le secteur industriel devrait, pour sa part, afficher une croissance de 6,2 %, tandis que le secteur du bâtiment et des travaux publics devrait progresser de 5,1 %, soutenu par la relance des investissements et la poursuite des programmes de logement. Les services devraient également contribuer à la croissance, avec un taux estimé à 5 %. Sur le plan social, le PLF 2026 a mobilisé d’importantes ressources budgétaires pour les transferts sociaux et les subventions. Les dépenses budgétaires globales devraient atteindre 17.636,7 milliards de dinars en 2026, tandis que les recettes étaient estimées à 8.009 milliards de dinars. Une part significative du budget avait été consacrée à la masse salariale, qui s’élevait à 5.926 milliards de dinars, ainsi qu’aux transferts sociaux, évalués à 2.812 milliards de dinars, couvrant notamment l’allocation chômage, les retraites et les subventions aux produits de large consommation. Aussi, la loi de finances 2026 intègre un ensemble de mesures à forte portée sociale visant l’amélioration concrète des conditions de vie des citoyens et la préservation du pouvoir d’achat. Elle prévoit l’exonération totale de droits et taxes, y compris les contributions additionnelles, pour l’importation de 10.000 bus neufs de transport de 10 personnes ou plus, montés ou non montés, ainsi que pour les pièces et composants importés séparément. Cette mesure répond au besoin urgent de renouvellement du parc de transport public, avec un impact direct sur la qualité du service, les coûts de déplacement et l’accessibilité pour les usagers. Par ailleurs, la loi encourage la transition énergétique domestique en réduisant les droits de douane sur les chauffe-eaux solaires de 30 % à 15 %, favorisant une solution plus économique et durable pour les ménages, tout en allégeant les dépenses énergétiques. Ces dispositions traduisent une approche sociale ciblée, articulant amélioration des services publics, soutien au pouvoir d’achat et promotion de solutions durables, dans un contexte macroéconomique marqué par une trajectoire de croissance progressive à moyen terme. Enfin, la loi de finances 2026 a souligné que la trajectoire budgétaire pour la période 2026-2028 s’inscrit dans une logique de maîtrise progressive des dépenses publiques et d’encadrement de l’évolution des recettes fiscales, avec pour objectif de réduire graduellement le déficit global du Trésor tout en préservant la stabilité économique et sociale. Après son adoption à la majorité par l’Assemblée populaire nationale, le projet de loi de finances 2026 avait entamé sa deuxième phase d’examen au Conseil de la nation. Contrairement à l’APN, une seule séance avait été consacrée à la présentation du texte avant l’ouverture des débats, précédée de son examen par la commission des affaires économiques et financières, chargée d’élaborer un rapport préliminaire comprenant analyses et observations. À cette occasion, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a défendu les grandes orientations de la politique budgétaire et exposé les enjeux du projet ainsi que leurs implications. Il convient de rappeler que le débat à l’APN a été riche et parfois houleux, notamment sur les questions liées au déficit budgétaire, à la politique des subventions et à certaines dispositions fiscales ayant suscité des divergences parmi les élus. Après trois jours de discussions, un consensus s’était dégagé autour du texte, passé au crible à travers plus de 250 interventions parlementaires, sans compter les auditions au niveau de la commission des finances et des budgets et les contributions des six groupes parlementaires. Cette forte mobilisation témoignait de l’importance accordée à ce texte structurant, qui encadrait l’ensemble des opérations budgétaires, fiscales et financières de l’État. Lors de ses interventions, le Premier Argentier du pays s’était montré rassurant quant à la maîtrise et à la stabilisation des dépenses. Le projet de loi de finances pour 2026 a été fondé sur 70 % de la consommation de l’année précédente, le déficit devant être financé par la dette intérieure, sans incidence sur les prix ni sur les taux d’inflation. Contenant des mesures destinées à soutenir la croissance économique, à améliorer la gestion des ressources publiques, à encourager l’investissement productif et à préserver le pouvoir d’achat, le PLF 2026 venait consolider les avancées macroéconomiques reconnues tant par la Banque d’Algérie que par des institutions financières internationales telles que le FMI et la Banque mondiale. Selon le ministre, ce texte traduit la transformation profonde de l’économie nationale, désormais sortie de la logique rentière pour s’orienter vers une diversification réelle des recettes, orientation sur laquelle repose le budget de l’année 2026. Le principal défi consiste à maintenir un taux de croissance économique de 4,1 % tout en maîtrisant la dette intérieure, estimée à près de 18.000 milliards de dinars.