COMMUNICATION- PERSONNALITES-
ABDELKADER SAFIR
Abdelkader Safir
peut être considéré comme un des pères fondateurs de la nouvelle presse
nationale (après l’Indépendance) est né en 1925.Il commence à exercer le métier de journaliste à
l´âge de 19 ans dans » l´Egalité », le journal de Ferhat Abbas. «Un journaliste au sens propre du terme, confie Lakhdar-Ezzine,
directeur de la publication de « Algérie confluences » et de
poursuivre: «C´est lui qui a dénoncé les événements de Guelma, Sétif...du 8 Mai
1945, en mentionnant les 45.000 victimes. Il est le seul à avoir écrit sur les
asphyxiés de Zéralda. En plus de cela, c´est le
talent. Il te dit le faire, le savoir-faire et le devoir-faire.». Abdelkader Safir a été aussi journaliste à
l´ « AFP » puis au « Figaro ».
Après l´indépendance, il participe à la crféation du quotidien « La République » à Oran et enseigne
la toute nouvelle Ecole nationale suopérieure de
journalisme. Il est rédacteur en chef de « Révolution africaine »
puis d´ « El Moudjahid ». Après le coup d´Etat de 1965, rencontrant
quelques problèmes, il
est licencié. Ceci aura des répercussions sur sa vie familiale et son état
physique.
Malgré cela, il continuera à activer dans le milieu de la presse avec sa
célèbre « Lettres de Benchicao ». Des articles d´une
extraordinaire profondeur. Après la naissance à Médéa du « Chroniqueur »
qui se voulait être au départ un simple hebdomadaire régional, A. Safir en fera un journal à dimension internationale de par
la qualité des plumes qui y intervenaient grâce à lui. Parmi eux, on citera
Michel Jobert, Abdou B., Youcef Sebti, Abdelkader Djeghloul,
Michel Silvain, Boualam Ghafa...«Des
plumes de haute voltige», souligne M.Ezzine le
directeur du journal et de renchérir: «Le Chroniqueur a connu sous sa direction
de grands moments de gloire. Il était le maître dans tous les domaines. Un
puits de savoir. Une immensité de culture. Pas le journalisme qu´on voit
actuellement. Il dispensait son savoir à des générations entières...» Abdelkader Safir mourut le 13
janvier 1993, laissant un grand vide dans le monde de la presse algérienne.La maison de la presse de Kouba (Alger)à porte
son nom.
Son épouse est la
moudjahida Éveline
Safir Lavalette née Éveline Paule Lavalette en 1927 à Rouïba et décédée
le 25 avril 2014 à Médéa .
Militante nationaliste et agente de liaison au sein du FLN durant la Guerre d'Algérie
et ce dès 1955, elle a été députée de la
première Assemblée constituante de l'Algérie indépendante. En 1967, elle épouse
le journaliste Abdelkader
Safir, une
personnalité du journalisme algérien. Elle est conseillère au ministère du
Travail puis quitte Alger pour diriger la Sécurité sociale à Médéa[9]. Elle a vécu à Médéa jusqu'à
son décès, le 25 avril 2014. Elle
est inhumée à Alger, au cimetière chrétien de Diar
Essâada (El Madania).
Note : Pour Abderrahmane Mahmoudi, A.Safir
était un homme extraordinaire «C´était le meilleur journaliste, mais
aussi le meilleur enseignant qui a fait de son métier un sacerdoce et a
toujours osé se lancer dans la bataille auprès de l´ancienne comme de la
nouvelle génération de journalistes. Il a su se reconvertir dans la nouvelle
presse dite indépendante. C´était une conjugaison de l´expérience et du savoir».