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Récit Hachemi Siagh - "La revanche du dernier des indigènes"

Date de création: 25-04-2025 17:28
Dernière mise à jour: 25-04-2025 17:28
Lu: 7 fois


ECONOMIE- BIBLIOTHEQUE D’ALMANACH- RÉCIT HACHEMI SIAGH- « LA REVANCHE DU DERNIER DES INDIGÈNES »

 

La revanche du dernier des indigènes. Récit de Hachemi Siagh. Casbah Editions, Alger 2024, 254 pages, 1400 dinars.

 

Voilà donc un bel exemple de persévérance , de réussite professionnelle et  d'engagement. Ecole coranique de Touggourt, collecte de diplômes universitaires tant à Alger qu’à l’étranger....pour devnir  un  expert international connu et reconnu. Le profil -type, à mon avis, du jeune algérien soucieux de découvrir la science et le monde, ne se contentant pas de subir mais agissant , osant tenter les expériences les plus risquées et affronter les obstacles les plus rudes.

 Il a comnencé , comme beaucoup de cadres de son âge (75-80 ans et plus), aujourd’hui pour la pluaprt retraités , alors que le pays était régi par le Code de l’indigénat, dans un véritable système d’apartheid. Dans tous les domaines, notamment scolaire, la puisa,nce coloniale, après avoir effacé les structures traditionnelles locales d’instruction, a tout fait pour maintenir les Algériens dans l’ignorance. Ceux qui ont pu être scolarisés, l’oont été dans des écoiles indigènes qui ne menaient qu’à des métiers subalternes. D’où peu de personnes qualifiés à l’indépendance . Ainsi, en 1954, date du déclenchement de la guerre de libération nationale, seulement 15% des jeunes indigènes étaient scolarisés contre 85% pour la population européenne laquelle représentait 10% de la population totale du pays . Il y avait  bien les écoles coraniques, mais leur nombre était bien insuffisant, leurs moyens étaient comptés et les contenus  pédagogiques , mis à part l’apprentissage du Saint Coran, étaient assez limités.

L’auteur va donc nous mener à travers le monde (celui de la connaissance , des affaires et de la finance internationale et nationale) sans , bien sûr, rompre les liens avec le pays où il a cotôyé bien des personnalités dirigeantes et où il exercé assez longtemps. C’est tout cela qui lui permet de présenter ses analyses et opinions sur le développement national, économique, financier et, .....politique.

 

 

 

 

 

L’Auteur : à Touggourt. 78 ans ( ?). Sciences Po’ Alger. Docteur en Management stratégique (Ph.D), titulaire d’un Mba à Hec Montréal, formé au groupe Essec France.....expert dans le domaine des pratiques managériales et financières internationales. Carrière en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Plusieurs postes de direction et d’administration en Algérie et à l’étranger A créé et dirigé , en Algérie, « Strategica » un cabinet de conseils en management et en ingénierie financière.. Auteur de plusieurs ouvrages.  

Table des matières :Avant-propos/ Chapitre I :De la guerre de libération et de l’époque coloniale/ Chapitre II : Vivre l’indépendance de l’Algérie, à l’adolescence/Chapitre III : Vivre l’ère Houari Boumediène, à la fin de l’adolescence/ Chapitre IV : L’ère Chadli Bendjedid/Chapitre V : La période des grandes instabilités politique et sécuritaire/Chapitre VI : L’ère Bouteflika/ Chapitre VII : Le poids du traumatisme colonial sur les relations algéro-françaises/ Conclusion : La fierté nationale et les actifs intangibles de l’Algérie

Extraits : « Je continuais ma scolarité à l’école primaire et à l’école coranique concomitamment.J’allais à la première avec beaucoup d’engouement et à l’autre, la peur au ventre. Cette différence était le résultat des pédagogies utilisées par l’une et l’autre. La première permettait un apoprentissage à l’aide de méthodes  , d’exercices et de matériel qui développaient progressivement les capacités cognitives, et nous étions assis sur des bancs et non par terre.La seconde était extrêmement répressive » (p 45), « En 1956, l’unique université du pays comptait à Alger cinq mille étudiants dont cinq cent indigènes seulement. Lorsqu’on sait que la population française ne représentait que 10% de la population totale, d’aucuns s’interrogent sérieusement quant à l‘œuvre civilisatrice de la France » (p57), « Le règne de Boumediène reposait sur trois piliers fondamentaux en termes de développement et d’émancipation de l’Algérie : la révolution industrielle, la révolution agraire et la révolution culturelle » (p107), « D’emblée, le Président (note :Bouteflika) déclara qu’il ne voulait pas être « un trois quarts » de président et souhaita que les pleins pouvoirs lui soient accordés.Il en obtint plus que Zeroual et Chadli, mais mopins que Boumediène auquel il voulait ressembler, jusque dans sa gestuelle quand il  prononçait ses discours (p 217), « En ce qui concerne l’Algérie, à ce jour, la France joue la carte de l’amnésie et mise sur le temps et la disparition des générations de la guerre de libération pour se soustraire à ses responsabilités »  (p 245)

Avis : A travers le récit de toute (ou presque) une vie, de toute (ou presque)  une carrière, où le très sérieux est accompagné de l’anecdotique,ce qui allège la lecture,  l’histoire économique et financière de l’Algérie contemporaine. Faits précis, style clair, écriture rapide, lecture facile, bref, un ouvrage « bien managé ».Du court, du lourd !

Citations : « J’appris plus tard que dans la bouche de Liassine (note : alors ministre de l’Industrie lourde et ancien Dg de la Sns )le mot salopard n’était pas une insulte mais, bien au contraire, un compliment » (p 153), « De nos jours, le savoir est une denrée qui se négocie » (p 227), « L’influence franaçise sur les

Bouteflika était telle que l’Algérie dérogea à sa sacro-sainte doctrine en permettant aux avions militaires français de survoler l’Algérie pour se rendre dans le Sahel, et même en les approvisionnant en kérosène » (p 237), « Dire que la Frabnce a créé l’Algérie est d’une prétention démesurée.C’est en fait nier tout le passé  de cette nation.Car c’est de nation qu’il s’agissait en ce temps -là.Tracer des frontières ne signife pas créer un Etat. Les frontiètres ne sont qu’une composante de l’Etat.Je dirai plutôt que la France  a détruit l’Algérie au lieu de l’avoir créée » (pp 242-243), « Un projet de loi vantant les « aspects positifs » de la colonisation était voté en 2005 par le Parlement français.C’était ajouter l’injure à la blessure » (p243)

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